l'amitié sincère du monde entier
bonjour
bienvenue dans notre forum de l amitié , prenez le temps de vous inscrire et discuter avec nous ..L'amitié négligée est comme un feu de foyer dans lequel on oublie d'ajouter des bûches. Peu à peu, il s'éteint....L'amitié est comme un jardin, il faut le cultiver pour y faire pousser de belles fleurs..

l'amitié sincère du monde entier

amitié entre femme
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Accepter ce que l'on ne peut pas changer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Accepter ce que l'on ne peut pas changer   Ven 20 Mai - 0:34

La vie nous confronte à cinq réalités incontournables, assure le psychothérapeute David Richo dans son dernier livre, Les cinq choses que l'on ne peut pas changer dans sa vie.
Au lieu de disperser notre énergie à tenter de les maîtriser, apprenons
plutôt à les accepter pour mieux les traverser. Cinq experts nous
expliquent comment.


Avoir le courage de changer ce qui peut l’être, accepter avec sérénité
ce qui ne le peut pas et posséder le discernement nécessaire pour faire
la différence entre les deux. Telle est, en substance, la demande que
Reinhold Niebuhr, un théologien protestant, a formulée dans les années
1930, devenue depuis la prière des Alcooliques anonymes. C’est à partir
de cette triple proposition que David Richo a élaboré sa théorie du
bonheur dans Les Cinq Choses qu’on ne peut pas changer dans la vie.
Selon ce psychothérapeute californien, chacun, tôt ou tard, affronte
cinq réalités terrestres : l’imprévu, le manque d’amour (ou la
déloyauté), la souffrance, l’injustice, l’impermanence (ou la finitude).
Inutile de songer à fuir, seul un positionnement juste peut nous faire
traverser ces épreuves en nous permettant d’en tirer des enseignements
nourrissants. Pour faire ce chemin, nous avons demandé à cinq acteurs
français de la psychologie et du développement personnel de nous servir
de guides.


L'imprévu




Les choses ne se déroulent pas toujours selon nos plans
Avec Carole Sédillot, formatrice spécialisée en psychologie jungienne, auteure de jeu et enjeu de la psychée (Dervy 2011).


Pourquoi nous souffrons
Un entretien qui ne débouche pas sur
un emploi, une mutation qui nous est refusée, un enfant qui ne paraît
pas… Avoir la sensation de ne pas, de ne plus maîtriser sa vie est
profondément anxiogène. Surtout dans notre culture, où la dimension
sacrée de la vie a été gommée au profit exclusif de sa conception
matérielle. Dans la pensée jungienne, c’est l’absence de conscience du
lien entre soi et l’univers qui est source de souffrance, de
comportements destructeurs. Ainsi, notre malaise est-il double. Au
désarroi qui nous envahit quand nos plans sont contrariés s’ajoute celui
d’être seul. Cette impression de dépossession nous fait alors
recontacter l’enfant en nous, celui qui ne comprend pas pourquoi on lui
dit non. Et, plus le sentiment d’avoir été peu soutenu, mal accompagné
dans son enfance est grand, plus les « non » de la vie sont diffi ciles à
accepter. En revanche, si l’on accepte l’idée que l’existence elle-même
est soumise aux lois de l’univers, notre désir si humain de
toute-puissance s’en trouve relativisé.


Comment accepter
En se demandant si l’élément perturbateur est
dû à un événement totalement extérieur ou s’il est le résultat d’actes
et de choix qui n’ont pas été aussi justes et judicieux qu’ils auraient
dû l’être. Cet autobilan permet de redevenir acteur de sa vie et de
mieux envisager l’avenir. Une autre piste à explorer : sonder notre
manque. Nos projets ont été contrariés, et cela nous a privé de la
satisfaction de leur réalisation. Mais de quel manque souffrons-nous ?
Quelle satisfaction attendions-nous exactement ? Reconnaissance sociale,
consolidation affective, amélioration matérielle ? C’est en identifiant
notre attente déçue que nous pouvons réfléchir à d’autres moyens de les
satisfaire. Cet examen de nos actes, des événements et des opportunités
nous ouvre à une dimension plus sensible et plus intuitive de
l’existence. Et nous permet de prendre en compte des messages, des
heureuses coïncidences qui vont nous aider, dit Jung, à faire les
meilleurs choix pour soi.

Le manque d'amour




Les gens ne sont pas toujours aimants et loyaux
Avec Dominique Picard, psychosociologue, auteure, avec Edmond Marc, des Conflits relationnels (PUF, “Que sais-je?”, 2008).


Pourquoi nous souffrons
Être aimé et se sentir aimé signifient
se sentir reconnu, validé dans son existence. Une société au sein de
laquelle les liens et l’engagement ne sont plus marqués du sceau de la
pérennité favorise l’état d’inquiétude affective permanente, tout au
moins chronique. Sans le regard aimant des autres – amis, conjoint,
famille, collègues –, nous ne nous sentons plus exister, notre identité
personnelle se trouble. La demande d’amour contemporaine est une demande
de reconnaissance identitaire. Si elle reste sans réponse, c’est le
sens même de notre vie qui nous échappe. La déloyauté renvoie aussi à la
négation de soi : être trahi, cela signifie voir sa confiance, ses
droits et ses besoins ignorés, bafoués. La trahison brise le contrat
tacite qui prévaut dans tout échange humain équilibré : je donne et je
reçois à hauteur de mon don. Lorsqu’il y a rupture violente du contrat
(adultère, licenciement, trahison amicale), c’est non seulement notre
confiance en l’autre qui est abîmée, mais aussi notre confiance en
nous-même (« Qu’est-ce que je vaux pour être traité avec si peu d’égards
? »).




Comment accepter
Il faut distinguer la déception affective et
la déloyauté au sein d’une relation (ami, couple, famille) de la
trahison qui implique un tiers extérieur (licenciement économique,
escroquerie, etc.). Une relation est toujours une cocréation. Pour
avancer et éviter de répéter un schéma erroné, il est nécessaire
d’interroger le lien et la façon dont nous l’avons nourri. Comprendre ce
qui est de notre fait, et non de notre faute, comme disait Françoise
Dolto. Qu’ai-je donné et comment (trop, pas assez)? Qu’ai-je attendu de
l’autre ? Ai-je été capable de satisfaire moi-même mes besoins
essentiels ? Ce travail peut être fait avec un proche ou un
professionnel de la relation d’aide. Dans le cas d’une trahison
inattendue, il est important de se réinvestir dans des liens et dans des
activités dont nous retirons sécurité et plaisir. Seuls une
restauration de l’estime de soi et le soutien de personnes aimantes
pourront progressivement atténuer le choc et panser la blessure.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Accepter ce que l'on ne peut pas changer   Ven 20 Mai - 0:35

a souffrance




La souffrance fait partie de la vie
Avec Stéphanie Hahusseau, psychiatre et psychothérapeute, auteure de Comment ne pas se gâcher la vie (Odile Jacob, “Poches”, 2010).


Pourquoi nous souffrons
Une rupture, un accident, une maladie…
Imprégnés de culpabilité judéochrétienne, nous gardons toujours en
tête, même inconsciemment, le lien entre souffrance et punition en
réponse à un péché. Ce rapprochement est trop souvent fait aujourd’hui
par les malades, qui ajoutent à leur douleur le poids de la culpabilité.
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas utile d’explorer la piste du «
pourquoi », mais rechercher à tout prix la cause unique est une quête
vouée à l’échec. Les sources de souffrance sont aussi diverses que leurs
impacts. Elles varient en fonction de l’environnement émotionnel dans
lequel nous avons grandi. Si nous avons eu la chance d’avoir des parents
qui nous ont aidé à développer une culture de l’émotion (ressentir,
nommer, accepter), alors la douleur pourra être, plus tard, non pas
évitée, mais traversée, digérée. En revanche, si les premières émotions
sont déniées, mal accueillies, refoulées, la souffrance face à l’épreuve
n’en sera que plus intense.


Comment accepter
S’il est inévitable de souffrir, on peut
toutefois interroger les croyances génératrices de douleur. Certaines
nous maintiennent dans le rôle de victime (je ne suis pas à la hauteur),
nous emprisonnent dans un scénario de répétition (les histoires d’amour
finissent mal), ou encore nous poussent à être en décalage avec notre
ressenti réel (je pleure d’avoir été quitté, mais suis-je vraiment
effondré ?). Il s’agit là de dissonance émotionnelle. Pour se mettre à
juste distance de la souffrance, il faut commencer par s’immerger dans
son ressenti physique, afin de l’identifier clairement et de la nommer.
Ce processus chasse les pensées erronées et les émotions parasites.
Enfin, il est nécessaire de rechercher la première douleur pour mieux
comprendre celle du présent. Aujourd’hui, je souffre d’avoir été
abandonné par mon conjoint. Quand ai-je ressenti l’abandon pour la
première fois dans ma vie ? Faire face à l’épreuve originelle et prendre
conscience que l’on a déjà pu la dépasser aide à mieux traverser celle
du présent.

L'injustice




La vie n’est pas toujours juste
Avec Patrice Gourrier, prêtre et psychologue, auteur de Curé, qui es-tu ?, entretiens avec Élisabeth Marshall (Presses de la Renaissance, 2010).


Pourquoi nous souffrons
L’épreuve de l’injustice nous rappelle
cruellement qu’il ne suffit pas toujours de vivre dans le bien et le
vrai pour être bien traité par la vie. Trois causes peuvent expliquer le
sentiment d’injustice. D’abord, l’intolérance à la frustration, une
posture que notre culture, obsédée par la quête du bonheur hédoniste et
individuel, favorise. La non-satisfaction de nos désirs est vécue comme
une injustice. Ensuite, nous subissons parfois une situation objective
d’injustice qui nous rend impuissant, d’autant plus que le sens de
l’épreuve nous échappe (pourquoi être cruellement privé d’un être cher ?
Pourquoi être licencié après s’être tant investi dans son travail?).
Enfin, l’injustice faite à autrui, proche ou inconnu, peut aussi être
source de souffrance. Il s’agit dans ce cas d’une atteinte à notre
idéal, à notre code de valeurs morales, qui fait que nous nous sentons
personnellement touché et ne le supportons pas.


Comment accepter
En commençant par remplacer le mot « accepter
» par « prendre en compte ». Puis en interrogeant notre sentiment
d’injustice : le ressentir ne signifie pas qu’il soit réel ou légitime,
ou encore qu’il nous exonère de nos responsabilités. Subir la perte d’un
être cher est profondément injuste et douloureux. Aucun psy ne pourra
réduire le temps du chagrin et de la colère ; en revanche, il pourra
nous aider si la douleur est insupportable. Pour les autres injustices,
relationnelles ou existentielles, demandons-nous : « Que puis-je faire
de juste, donc de bon pour moi, pour répondre à l’injuste ? » Cela nous
permettra de ne pas rester coincé dans l’amertume ou dans l’esprit de
vengeance. Mais il est essentiel, avant tout, d’identifier et de
reconnaître les émotions que l’injustice a fait naître. Nous ignorons
trop souvent son pouvoir toxique sur l’estime de soi. Paradoxalement, la
victime, au lieu de se défendre et de faire valoir ses droits, peut se
sentir coupable et honteuse. De ne pas être à la hauteur, d’être mal
traitée. C’est pourquoi une injustice doit toujours être nommée et «
travaillée ». La garder pour soi est une vraie bombe à retardement pour
le psychisme.

L'impermanence




Tout change et meurt
Avec Alain Delourme, psychothérapeute, auteur, avec Alexie de Lorca, de Savoir dire oui pour construire sa vie (Hachette Pratique, “Les Ateliers de Psychologies magazine”, 2009).


Pourquoi nous souffrons
La vie est un éternel renouvellement.
Oui, mais… chacun désire s’installer pour l’éternité, dans la situation
ou dans la relation qui lui apporte plaisir et sécurité. Une fois ce
point d’équilibre atteint, nous faisons tout pour le conserver, car
l’idée de notre propre finitude nous est insupportable. Pourtant, nous
le savons, nos enfants grandissent, nos amis s’éloignent, notre corps se
transforme… Il existe plusieurs façons de se donner l’illusion de la
permanence : s’accrocher aux signes extérieurs de jeunesse, accumuler
les biens matériels, vouloir se prémunir contre les maladies, se refuser
à toute évolution, être dans l’hyperactivité pour fuir les face-à-face
avec soi… Nous sommes inégaux devant le changement. Plus nous l’avons
vécu enfant dans une ambiance d’angoisse et de drame, plus nous le
craindrons à l’âge adulte. A contrario, son expérience précoce comme
donnée de la vie à la fois inévitable et stimulante nous poussera plus
tard non seulement à l’accepter, mais parfois aussi à le rechercher.




Comment accepter
En observant autour de soi l’inéluctabilité
de l’évolution et son côté positif : dans la nature, dans nos relations,
en nous, de manière à comprendre qu’il ne peut y avoir de gain sans
perte et que la vie est intrinsèquement cyclique. Dans cette
perspective, la pratique de la méditation de pleine conscience ou de
pauses contemplatives peut apaiser nos émotions et nous aider à prendre
conscience que le changement n’est pas une menace, mais une condition de
l’existence. Enfin, quand il est subi et non choisi, il est important
de se placer dans une double dynamique. En identifiant et en accueillant
l’émotion qu’il provoque (peur, tristesse, colère), puis en
s’interrogeant sur les opportunités qu’il peut offrir. À cette étape, le
recours à un tiers (ami, famille, collègue) peut être éclairant. Cela
est particulièrement vrai lorsque l’on fait l’expérience de la perte
affective. S’investir dans un projet, envisager de nouvelles
perspectives est un moyen efficace de neutraliser sa peur de l’inconnu.
Revenir en haut Aller en bas
 
Accepter ce que l'on ne peut pas changer
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "La Prison peut-elle changer un homme ?"
» Un premier entraînement, qui va peut-être tout changer.[PV Ecu ♥]
» Peut on refuser une modification de contrat en crèche?
» lit parapluie haut
» quel RF le plus adapté à nos voitures (poids, isofix, isize)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
l'amitié sincère du monde entier :: Coté bien être-
Sauter vers: