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 L'Alsace

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MessageSujet: L'Alsace   Mar 15 Fév - 19:53

Gueberschwihr:





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Gueberschwihr ( 68420 ), est une commune du Haut-Rhin de 816 habitants.
Ses habitants sont appelés les Gueberschwihrois et Gueberschwihroises.
Gueberschwihr fait partie du canton de Rouffach et de l'arrondissement de Guebwiller. Le village est situé près de la RN 83 entre Colmar à l'Est ( 8 km ) et Rouffach
( 12 km ) à l'Ouest. A la sortie Sud de Colmar deux routes permettent
de rejoindre ce village: la D1V et la D1IX. L'agglomération est réputée
pour son vignoble et ses maisons à colombages.


Lieux et Monuments:
-
Eglise Saint-Pantaléon: L'unique vestige de l'église Saint-Pantaléon
est le clocher élevé par le chevalier Burkhard de Gueberschwihr
fondateur de l'abbaye de Marbach. Le clocher d'une hauteur de 36 mètres
possède un toit en bâtière typiquement alsacien.

Son
clocher: Trois édifices se sont succédé. Ce clocher de 36 mètres de
haut, a été construit vers 1130. La tour de croisée de l'église romane
du XII ème siècle fut détruite en 1835. En construisant le nouvel
édifice en 1835 à son emplacement, on y ajouta les anciens vestiges de
l'église primitive. L'interêt de cette tour réside dans ses quatre
derniers niveaux, décorés d'arcatures aveugles, et de baies géminées
triples. Ces décors et ouvertures suivent un rythme croissant. Les tours
de l'abbatiale de Murbach sont percées d'ouvertures qui, par leurs
formes et leur proportions, s'apparentent à celles de Gueberschwihr.

Lors
de la reconstruction de l'église au XIX ème siècle, des sarcophages qui
étaient enfouis dans un ancien cimetière ont été exhumés. Ces
sarcophages datent de l'époque mérovingienne et témoignent de la
présence d'un ancien sanctuaire dès le haut Moyen-Age, à côté d'une
source sous l'actuelle église. Certains sarcophages sont exposés au
musée Unterlinden de Colmar, d'autres sont visibles derrière le clocher
de l'église.

Dans
l'église se trouve un reliquaire qui est un don de l'abbé Jean-Baptiste
Keller natif du village qui était présent en Italie lors des fouilles
dans les catacombes. Il a fait façonner un corps et habiller la relique,
en remettant les ossements à un cirier. Le reliquaire représente le
martyre de Sainte Charitine dont le corps fut découvert le 25 avril 1845
aux côtés des martyrs de Saint Protus et Saint Hyacinthe dans les
catacombes des Saints Basile et Hermès près de Rome. Charitine est un
nom d'origine grecque que l'on pourrait traduire par " la gracieuse ".

-
Puits ( XV ème siècle ): Ce puit situé d'abord dans la cour de l'ancien
château du Mittelbourg est présentement exposé dans une salle de
reception. Il est composé d'un pignon à redents qui sert, dès le XV ème
siècle, de modèle pour le blason de Gueberschwihr. C'est dans ce château
que les femmes assiégés par les Armagnacs trouvent refuge et repoussent
les assaillants tandis que les hommes harcèlent les mercenaires. L'un
de leur capitaine trouve la mort et les Armagnacs fous de rage dévastent
le village. Les hommes sont obligés de se réfugier dans les montagnes,
pendant que les femmes continuent de résister aux Armagnacs réfugiées
dans le château du Mittelbourg.

-
Pont ( 1538 ): Le pont muré d'un côté est construit avec les pierres du
manoir de Hertenberg. Le pont est cintré et orné du blason de la
commune dont on aperçoit une date en chiffres romains et une en chiffres
arabes. Le pont enjambait l'ancien fossé qui entourait l'église et le
cimetière autrefois fortifié. Il servait aussi de lavoir pour les
chevaux fréquenté par les agriculteurs qui venaient pour y laver les
bêtes.

- Château Brunck de Freundeck.
- Fontaine Saint-Pataléon.
- Ancien Hôpital.
- Fontaine de la Vierge.
- Maisons à colombages du XVI ème siècle.

Photos:

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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 15 Fév - 19:53

Bouxwiller




Villes Et Villages

Bouxwiller:







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Presentation de Bouxwiller:


Bouxwiller (3935 habitants) chef lieux de canton du Bas-Rhin, au coeur du Pays de Hanau, au pied du Bastberg (ou mont St Sebastien; alt 326m), à l'entrée du parc naturel régional des Vosges du Nord.




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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 15 Fév - 19:55

histoire
Le département a été créé à la Révolution française, le 4
mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la
moitié nord de la province d'Alsace (Basse-Alsace).
Les limites du Bas-Rhin furent modifiées à de nombreuses reprises :


* en 1793, il absorba les comtés de Drulingen et Sarrewerden nouvellement annexés par la France ;
* en 1795, la région de Schirmeck - qui ne parlait pas l'alsacien - lui fut retirée et rattachée aux Vosges ;
* en 1808, des territoires à l'est du Rhin lui furent rattachés, en particulier la ville de Kehl ;
* en 1814, il perdit tous les territoires à l'est du Rhin mais gagna
des territoires au nord de la Lauter, provenant de l'ancien département
du Mont-Tonnerre, notamment la ville de Landau ;
* en 1815, il perdit tous les territoires au nord de la Lauter ;
* en 1871, il fut entièrement annexé par l'Allemagne (traité de
Francfort) et devint alors le Bezirk Unterelsass au sein du Reichsland
Elsass-Lothringen ;
* en 1919, il redevint français (traité de
Versailles) et garda les territoires que l'Allemagne avait pris au
département des Vosges en 1871 (canton de Schirmeck et canton de
Saales).
* en 1944, Kehl lui est de nouveau rattaché avant d'être rétrocédé à la RFA en 1953.


BlasonnementDe gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même.
Commentaires
: Le blason du Bas-Rhin se rattache étroitement à l'histoire de la
Basse-Alsace. Il apparaît pour la première fois en 1262 sur un sceau des
comtes de Werd, originaires de Woerth près d'Erstein, qui étaient
devenus landgraves de la Basse-Alsace en 1156.


Géographie [modifier]

Article détaillé : Géographie du Bas-Rhin.

Le
département du Bas-Rhin fait partie de la région Alsace. Il est
limitrophe des départements du Haut-Rhin au sud, des Vosges et de
Meurthe-et-Moselle au sud-ouest, de la Moselle à l'ouest, ainsi que de
l'Allemagne, à l'est le long du Rhin et au nord.


* Arrondissements du Bas-Rhin
* Cantons du Bas-Rhin
* Intercommunalités du Bas-Rhin
* Communes du Bas-Rhin
* Anciennes communes du Bas-Rhin


Climat [modifier]


Article de fond : Climat du Bas-Rhin
Économie [modifier]


Article de fond: Économie du Bas-Rhin
Démographie [modifier]


Les habitants du Bas-Rhin sont les Bas-Rhinois.
Article de fond : Démographie du Bas-Rhin
Communes ayant plus de 10% de résidences secondaires [modifier]


Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 3 %
des logements disponibles dans le département étaient des résidences
secondaires.
Ce
tableau indique les principales communes du département du Bas-Rhin
dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des
logements totaux.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 15 Fév - 19:56

L'Alsace

La Région Alsace forme la plus petite des région adminsitratives françaises. D'une
superficie de 8 280 km2, elle est longue d'environ 200 km, sur 30 à 40 km de large. En
1990, la population de la région atteignait les 1 624 372 habitant.

Sainte patronne : Ste Odile, fille d'Adalric ou
Etichon, duc d'Alsace.
Le costume traditionnel des femmes a été abandonné entre 1871 et 1918 en signe de
résistance et remis en honneur par la suite. Il s'agit d'une coiffe avec grand noeud
noir, une jupe rouge bordée de velours noir et un boléro de velours noir à paillettes
sur la blouse blanche. Dans les campagnes et en semaine le costume traditionnel alsacien
se formait d'une jupe et blouse noires. Les familles de confession protestante portaient
quant à elles des noeuds noirs à pans plus longs derrière et les familles aisées
portaient des noeuds blancs. Toutefois, la couleur du noeud variait selon les localités :
à Geispolsheim il était rouge ; à Bitschhoffen il était écossais ; dans d'autres
localités alsaciennes il était de couleurs claires, imprimé à fleurs. A noter que le
grand noeud noir se portait aussi Outre-Rhin (Pays de Bade) avec des variantes. Dans le
Sundgau (sud du Haut-Rhin), le bonnet était avec paillettes et dentelles. (Source
Quid, 2000)

Les conditions climatiques en Alsace se caractérisent par un climat semi-continental avec
des hivers assez froids (60 à 70 jours de gelée par an), et des étés chauds et secs.
Les précipitations sont de l'ordre de 600 à 700 mm par an. L'Alsace, située à l'abri
des vents humides de l'ouest grâce aux Vosges ; concentre un ensoleillement important.

La langue parlée dans la région est un dialecte germanique que les Allemands nomment
"Elsässerdeutsch".Ce dialecte est parlé en Alsace depuis le Ve s., et fait
partie des parlers franciques et alémaniques. Quelques localités du Sundgau ont un
dialecte roman, et quelques localités des hautes vallées et crêtes à l'ouest de
Kaysersberg dont celles du "pays welsche" (Aubure, le Bonhomme, Lapoutroie,
Orbey, Labaroche), le haut Val de Lièpvre, une partie du Val de Villé, et la haute
vallée de la Bruche (Ban de la Roche et région du Donon) pratiquent un patois vosgiens
non germanique.

L'Alsace comporte le versant oriental des Vosges, avec massif cristallin ("Grand
Ballon" ou "Ballon de Guebwiller" avec 1 424 m d'altitude,
"Hohneck" à 1 361 m d'altitude, et "Ballon d'Alsace" haut de 1 247
m), vallées profondes (vallées de la Doller, de la Thur, de la Fecht, de la Weiss, de la
Liepvrette). Les collines sous-vosgiennes ont une altitude d'environ 500 m, et l'on y
trouve vignobles et cultures fruitières. La plaine d'Alsace est une terre de loess (blé,
betterave à sucre, plantes fourragères, vergers, houblonnières, tabac,...) et alterne
avec des rieds (basses plaines humides derrière la levée alluviale du Rhin).


Histoire de
l'Alsace

L'Alsace fut d'abord peuplée de peuples celtes (elle fit partie du royaume des Arvernes
dès le IIIème siècle avant JC), avec une période gauloise (tribus Médiomatriques et
Séquanes). En 65 avant J-C, la région est occupée par les Suèves d'Arioviste.
Arioviste est chassé en 58 av. J-C par les troupes de Jules César (bataille aux environs
de Cernay). Une des tribus suèves, les Triboques, germano-celtique, s'installa dans la
région de Brumath (Broco-Magus) et y demeura après la fuite d'Arioviste.

Pendant près de quatre siècles, la civilisation
gallo-romaine s'épanouit en Alsace. Introduction de la culture de la vigne, construction
de nombreuses routes favorisant l'essor économique de la région.
Strasbourg (Argentorate) devient la cité importante de la région ; d'autres
cités se développent (Saverne, Seltz, Kembs, Wissembourg).

La domination romaine dure jusqu'au début du IVe s,
puis surviennent les invasions des Alamans qui occupent l'Alsace malgré la victoire de
Julien remportée devant Argentoratum (Strasbourg) en 357 après JC. La cité
d'Argentoratum devient Strateburgum (ville des routes). Après la défaite des Romains
(401), les Alamans se heurtent au peuple des Francs, qui les battent à Tolbiac en 496.
Les Alamans, vaincus, continuèrent néanmoins à prédominer en Alsace, même sous la
domination franque. A la mort du roi des Francs Clovis, l'Alsace est rattachée au royaume
d'Austrasie, et forme le duché Alaman, divisé en comtés. Période de misères.

Après l'instauration du christianisme en Alsace
(sous l'autorité des évêques de Strasbourg et de Bâle), la rechristianisation a lieu
au VIIe s. De nombreux monastères (Wissembourg, Murbach, Munster, Marmoutier,
Sainte-Odile) forment de véritables foyers de vie économique et de culture latine.
Au VIIIème siècle apparaissent les premiers sanctuaires monumentaux : Saint-Etienne de
Strasbourg (fondé par Sainte-Attale, issue de la famille des ducs d'Alsace), le Dompeter
d'Avolsheim...
L'Alsace forme un duché sous les dynasties Mérovingiennes. A la succession de
Charlemagne, second roi des Francs carolingien, Louis le Pieux est vaincu par ses fils
révoltés. Par le Serment de Strasbourg (842), les deux cadets Louis le Germanique et
Charles le Chauve (France) se promettent une aide mutuelle, qui se manifestera ensuite aux
dépends de Lothaire. La région est attribuée en 843 à Lothaire Ier et à la
Lotharingie, par le Traité de Verdun. Par le traité Meersen (870), elle en est ensuite
séparée pour faire partie du Saint-Empire Romain Germanique, et passe au roi de
Germanie. Elle est intégrée dans le duché de Souabe (formé entre les Vosges, les
Alpes, et le Jura Souabe).

L'Alsace connaît un désordre profond jusqu'à la
fin du Moyen-Âge. Apparition de nouvelles seigneries : les familles de Habsbourg en Haute
Alsace (sud de la région), les Ribeaupierre (Rappolstein) en Alsace "centrale",
les Lichtenberg, en Basse-Alsace (nord de la région). A côté de ces trois dynasties, la
région se morcelle en une infinité de territoires enchevêtrés, sous l'autorité d'une
multitude de petits seigneurs, laïques et ecclésiastiques.

Les XIIe et XIIIe siècles marque une période de
prospérité, et la ville de Haguenau devient la résidence du grand bailli impérial,
tandis que Strasbourg est une cité importante du Saint-Empire Romain, formant une
république indépendante dans le cadre de l'Empire ; le commerce a lieu avec la Suisse et
l'Allemagne moyenne.

En 1262 se déroule la Bataille de Hausbergen.
Strasbourg se libère de la tutelle de son évêque qui va résider à Saverne. La
Basse-Alsace (Alsace du nord) est morcelée entre le domaine des évêques de Strasbourg,
une dizaine de princes (dont le comte de Hanau-Lichtenberg, le bailli à Bouxwiller, le
comte de Deux-Ponts, également bailli à Bischwiller), six villes libres et quelques
dizaines de chevaliers, alors que la Haute-Alsace (Alsace du sud), qui, sur le plan
ecclésiastique, relève de l'évêque de Bâle, comprend trois grands fiefs :
principauté abbatiale de Murbach, Sundgau appartenant aux Habsbourg (dont le bailli
réside à Ensisheim), bailliage Wurtembergeois de Horbourg-Riquewihr. En 1268, le duc
Conrad V partage son fief en deux : au nord, landgraviat (comté souverain) de Nordgau ou
Basse-Alsace (aux évêques de Strasbourg après 1365) ; au sud, comté de Sundgau (aux
Habsbourg).

L'Alsace est morcelée politiquement du fait de
l'effacement du pouvoir impérial et de l'enrichissement de la bourgeoisie urbaine. En
1354, la Décapole d'Alsace se consitue : elle forme une ligue des dix villes marchandes
les plus importantes, sous la protection impériale, à savoir les cités libres de
Mulhouse, Colmar, Munster, Turckheim, Kaysersberg, Sélestat, Obernai, Rosheim, Haguenau,
et Wissembourg (en 1511, Landau y remplacera Mulhouse qui s'allie, en 1515, à la
Ligue Suisse)

En 1439, Gutenberg invente l'imprimerie à
Strasbourg. De nombreux écrivains, dont l'abbesse Herrade de Landsberg (manuscrit l'
"Hortus Deliciarum" ou "Jardin des Délices"), Ottfrid de Wissembourg,
participent à la vie intellectuelle tandis que la vie artistique donne à la civilisation
de Moyen Âge un vif éclat : églises de Rosheim (XIIème siècle), de Thann
(XIIIème-XVème siècle).

Au XVIe siècle, l'Alsace est un foyer de l'humanisme
et de la Réforme (1530). Politiquement plus divisée que jamais, la province connaît un
rayonnement intellectuel intense : Geiler, Sébastien Brandt, Jean Fischart, Martin Bucer.
Ce dernier rédige la Confession tétrapolitaine pour Strasbourg et trois autres villes de
l'Allemagne du Sud (Memmingen, Constance et Lindau) ; Calvin est nommé pasteur de
l'Église française (?) de Strasbourg. En 1549, après sa victoire sur la ligue de
Smalkalde (dont Strasbourg faisait partie), Charles Quint impose le maintien dans la ville
de trois paroisses catholiques. Le protestantisme se répand surtout en Basse-Alsace, et
gagne la vallée de Munster, Sélestat (Schlestatt) et Colmar. Cependant, les catholiques
conservent la majeure partie des possession des Habsbourg, des abbayes et de l'évêché
de Strasbourg.

Strasbourg est réputée pour la qualité de son
artillerie (dépôt impérial). Son magistrat, Jacques Sturm (décédé en 1553), est un
des mentors de la politique européenne. En 1580, l'Évêque Jean de Manderscheidt appelle
les Jésuites en Alsace : édification des collèges de Molsheim (devenu université
1617), de Haguenau et de Sélestat ; puis de Rouffach et d'Ensisheim (diocèse de Bâle).

Au cours des XVIè et XVIIè siècles, l'Alsace
connaît une longue période de gueres d'ordre social, religieux ou politique. Lors de la
Révolte des Paysans, les paysans d'Alsace opprimés par leurs seigneurs et encouragés
par les protestants qui leur promettent la liberté, se soulèvent contre la noblesse en
1525. Ils sont écrasés à Saverne et à Scherwiller. Pendant les guerres de religion, de
1562 à 1598, la plaine d'Alsace est traversée à plusieurs reprises par les troupes
protestantes allemandes qui se portent au secours des huguenots français. La population
souffre des pillages de bandes indisciplinées. Le XVIIe siècle voit la région
alsacienne champ de bataille de la Guerre de Trente Ans (1618-1648). Le pays tout entier
est mis à sac par les Allemands, les Suédois, les Espagnols, les Lorrains, les
Français... Les massacres, les famines, et les épidémies réduisent la population de
moitié. Afin d'échapper aux Suédois, l'Évêché de Strasbourg, le Comté de Hanau,
puis certaines villes de la Décapole (dont Colmar en 1635) se mettent sous le protectorat
français en 1634. Les troupes françaises pénètrent en Alsace.
En 1638-39, Louis XIII roi de France reconnaît son général mercenaire Bernard de
Saxe-Weimar comme landgrave d'Alsace (celui-ci décède toutefois). De 1639 à 1643 tout
le pays, sauf Strasbourg et Mulhouse, est occupé. Louis XIII revendique pour sa personne
le titre de landgrave. En 1648, les traités de Westphalie transfèrent au Roi de France
"les droits de l'Empereur sur l'Alsace", ce qui signifie, en possession directe,
les terres habsbourgeoises (comprenant la plus grande partie de la Haute-Alsace) et une
autorité de tutelle (appelée préfecture) sur la Décapole.

Dès lors, après la Guerre de Trente Ans, on assiste à une immigration
importante, principalement suisse.

Le Roi de France s'engage à respecter les droits des princes allemands sur les
domaines qu'ils possèdent en Alsace. Strasbourg et Mulhouse demeurent villes libres. En
1648, la plus grande partie de la province était divisée entre les Habsbourg, archiducs
d'Autriche et Empereurs du Saint-Empire (seigneuries de Marimont, Altkirch, Thann,
Belfort), les Princes-Evêques de Strasbourg (Saverne, Molsheim, Benfeld), les Comtes de
Hanau-Lichtenberg (Bouxwiller, Woerth, Ingwiller), la maison Palatine (comtés de la
Petite Pierre, de Ribeaupierre), la République de Strasbourg (Barr, Wasselonne).

De 1673 à 1681, le Roi de France Louis XIV assure sa
suzeraineté sur le reste du pays, et en dernier lieu à Strasbourg (1681). Mulhouse,
alliée aux cantons suisses depuis 1515, reste indépendante. En 1697, le traité de
Ryswick reconnaît la suzeraineté du Roi de France sur l'Alsace (les seigneuries locales
subsisteront jusqu'à la Révolution Française).

Après la Guerre de Hollande, au cours de laquelle Turenne (commandant de l'armée
française contrainte de battre en retraite devant les Impériaux supérieurs en nombre,
et contraint de leur abondonner l'Alsace en 1674) imagine la compagne d'hiver qui lui
permet de remporter, le 05 janvier 1675, la brillante victoire de Turckheim, où il bat
les Impériaux,, le Traité de Nimègue, en 1679, confirme les droits de Louis XIV sur
l'Alsace. Les Intendants du Roi administrient la province. A Colmar, le Conseil Souverain,
parlement, juge les affaire de la région.

Au XVIIIe siècle, Vauban édifie des forteresses le long du Rhin (Strasbourg, Sélestat,
Neuf-Brisach, Huningue, ainsi que Belfort), et assure la sécurité de l'Alsace.
Assèchement de marais et reconstruction du réseau routier. La politique religieuse
favorise alors le catholicisme. Rayonnement de l'université de Strasbourg en Europe
protestante (étudiants : Metternich, Cobenzl, Goethe, ainsi que de nombreux Russes).
Essor de l'orfèvrerie strasbourgeoise, développement de l'industrie (mines vosgiennes,
brasseries et manufactures de tabac dans la région de Strasbourg, filatures à
Mulhouse), florissement du commerce par voie fluviale.

A la veille de la Révolution, plus du quart des
Alsaciens sont encore sujets de princes "étrangers". Le peuple
(particulièrement à Strasbourg et dans les villes libres de la Décapole, très
attachées à leurs libertés) adopte avec enthousiasme les idées nouvelles qui
préparent à Révolution. Le mois de juillet 1789 est marqué par des troubles par
ailleurs assez vite réprimés. Des émeutes éclatent à Strasbourg (impopularité du
Magistrat chargé de l'administration de la ville). Dans le Sundgau, les paysans endettés
et misérables envahissent les châteaux, malmènent les agents des seigneurs, pillent à
Guebwiller la résidence du Prince-Abbé de Murbach.
Après l'abolition des privilèges votée le mardi 04 août 1789, les princes
étrangers refusent de se soumettre aux décisions de l'Assemblée et repoussent les
indemnités qui leur sont offertes pour le rechat de leurs droits et de leurs terres.
La province d'Alsace est divisée en deux départements : le Haut-Rhin (ayant
Colmar pour chef-lieu) qui comprend les districts de Colmar, Altkirch et Belfort ; et le
Bas-Rhin (ayant Strasbourg pour chef-lieu) qui comprend les districts de Strasbourg,
Benfeld, Haguenau et Wissembourg.

La déclaration de guerre à l'Autriche, le vendredi 20 avril 1792, provoque
l'envahissement du nord de l'Alsace en 1793. Les armées françaises commandées par Hoche
repoussent, en 1794, les Autrichiens sur la rive droire du Rhin.

Entre-temps, le samedi 02 mars 1793, la principauté
de Salm-Salm (enclave étrangère en France), est rattachée à la France, incluse dans le
département des Vosges.
Le dimanche 28 janvier 1798 a lieu la réunion volontaire de la république helvétique de
Mulhouse ainsi que d'Illzach (autre enclave isolée en territoire français) à la France
(département du Haut-Rhin).

Sous le Consulat, puis l'Empire, l'oeuvre
d'unification administrative commencée sous la Révolution se poursuit. Un Préfet est
placé à la tête de chaque département, et un Sous-Préfet dans chaque chef-lieu
d'arrondissement.
Construction du nouveau pont de Kehl (ville annexée à la France de 1808 jusqu'à
la fin du Premier Empire). Le creusement du canal du Rhône au Rhin est entrepris.
Développement de l'industrie (métallurgie dans la Manufacture Impériale du Klingenthal,
à Strasbourg, à Niederbronn) et du textile.

En 1815 le nord de l'Alsace (cantons situés entre la
Queich et la Lauter), avec Landau, est annexé à la Bavière rhénane.
En 1839-41, construction des voies ferrées Mulhouse-Thann et de Strasbourg-Bâle
par Nicolas Koechlin.

En 1870 a lieu la guerre franco-allemande. Strasbourg est assiègée 31 jours, et
subit un bombardement du mardi 18 ?? au 26 ??, au cours duquel on compte quelques 220 000
projectiles. La bibliothèque est incendiée. Au nombre des victimes : 300 civils.

L'Alsace devient "Terre d'Empire"
(Reichsland). La loi du 06 septembre 1871 proclame que "les provinces d'Alsace et de
Lorraine [Moselle], cédées par la France par les préliminaires de paix du 26 février
1871, dans les limites fixées par le traité de paix du 10 mai 1871, sont à jamais
réunies à l'Empire d'Allemagne " ; en septembre 1871 Eduard von Moeller
(1814-1880) est nommé Oberpraesidium (Président supérieur).
Les Alsaciens-Mosellans ont la possibilité d'opter pour la Nationalité Française
jusqu'au 30 septembre 1872 (et jusqu'au 30 septembre 1873 pour les résidents hors
d'Europe). 128 000 Alsaciens-Lorrains (soit environ 8,5 % de la population dont 50 000
jeunes gens de 17 à 20 ans) optent pour la France ; 70 000 s'installeront en Algérie.
[Sur 1 800 000 habitants en Alsace-Lorraine, en 40 ans, 260 000 ont émigrés vers la
France (régions industrialisées), 330 000 vers l'Amérique, 400 000 immigrés
allemands.]. Le 1er janvier 1874, la Constitution de l'Empire d'Allemagne est mise en
vigueur en Alsace-Lorraine. Les Alsaciens-Lorrains enverront 15 députés au Reichstag. Le
29 octobre, une délégation régionale est créée (Landesaußchuss). Le 02 mai 1877,
l'Alsace obtient l'autorisation de délibérer sur les lois à émettre par le Kaiser
(l'Empereur d'Allemagne). Cette autorisation sera élargie le 04 juillet 1879 au
droit de faire des propositions de loi. Un Statthalter, représentant le Kaiser, est
nommé à Strasbourg, où il est assisté d'un ministère d'Alsace-Lorraine (un secretaire
d'État, trois sous-secretaires), deux conseils renouvelés tous les trois ans : la
Délégation (élue) 58 membres et le Staatsrat (Conseil d'État) 12 à 16 membres nommés
par l'empereur. Aux élections du 21 février 1887, tous les protestataires sont élus,
dont Auguste Lalance (1830-1920) devenu partisan de la réconciliation. 1888 -1-6
passeport jusqu'en 1900. 1911 -31-5 Constitution (Landesausschuss aboli). L'empereur
exerce le pouvoir souverain, et à la tête du gouvernement est placé le Statthalter,
nommé et révoqué par lui ; le pouvoir législatif est exercé par l'empereur et la
Diète (Landtag) installée à Strasbourg avec 2 chambres : 1re Chambre : 5 représentants
des communautés religieuses, le Pt de la Cour suprême de Colmar, 1 représentant de
l'université de Strasbourg, 4 des villes les plus importantes (Strasbourg, Metz, Colmar
et Mulhouse), 1 de la chambre de commerce de chacune de ces villes, 6 de l'agriculture, 2
des métiers, et un nombre de membres, nommés par l'empereur pour 5 ans, qui ne doit pas
excéder le nombre des autres membres. 2e Chambre : 60 députés élus pour 5 ans au
suffrage général direct et secret. 1914 -31-7 Constitution suspendue, état de siège.
Les Statthalter du Reichsland furent
- du 10 janvier 1879 à octobre 1885 : le Maréchal Baron Edwin von Manteuffel.
- d'octobre 1885 à 1888 : le Prince Chlodwig von Hohenlohe-Schillingsfürst
(1819-1901, Bavarois)
- de 1888 à 1907 : Hermann von Hohenlohe-Langenburg (1832-1913)
- après 1907 : le Comte Karl von Wedel (1842-1919, Hanovrien)

Lois particulières du Reichsland Elsaß-Lothringen :
enseignement obligatoire (1872), chasse (1881), caisses de maladie obligatoires (1883),
loi cadastrale (1884), assurance accidents obligatoire (1884), assurance
invalidité-vieillesse obligatoire (1889), loi municipale (1895), chambre de commerce
(1897), code professionnel (1900), loi sur les associations (1908), aide sociale et
domicile de secours (1908), code des assurances sociales (1911), travail des mineurs et
repos dominical, organisation de la justice.

Principales dispositions administratives, issues des
lois antérieures à 1870 (abrogées en France entre 1870 et 1918) sont en vigueur en
Alsace comme faisant partie du droit local. 1o) Régime foncier : terres et constructions
immatriculées dans un livre foncier où sont mentionnés : propriétaire, usufruit,
hypothèque et indications cadastrales. 2o) Régime des tutelles : l'époux survivant
reste seul tuteur légal sous la surveillance du juge des tutelles ; en cas de décès des
2 époux, le juge des tutelles nomme un tuteur (souvent du côté paternel). Pas de
subrogé tuteur ni d'obligation de vendre le patrimoine pour le convertir en placements de
l'État. 3o) Assurances sociales : remboursements et régimes de retraites plus avantageux
que dans le reste de la France. Depuis 1889, assurance obligatoire pour les accidents
agricoles : cotisation reposant sur les salaires payés en agriculture (taux 5 %) ;
employés forestiers : selon la valeur cadastrale forestière par commune, cotisation
prélevée sur le produit annuel de la location chasse, complément perçu par un % sur le
salaire (taux 11 %) ; pour les gardes-chasse : taux 6,6 % du salaire brut. 4o) Maintien du
bilinguisme. 5o) Régime particulier des associations. 6o) Loi de chasse locale. 7o)
Concordat religieux : écoles primaires confessionnelles ; un crucifix figure toujours
dans la cour d'assises ; le clergé des 3 principales religions est payé par l'État ;
direction des cultes à Strasbourg ; lendemain de Noël et vendredi saint chômés. 8o)
Droit commercial : dispositions particulières. 9o) Notaires : assermentés et nommés par
le ministre de l'Intérieur ; ils ne peuvent conserver dans leurs coffres liquidités et
titres de leurs clients (ils doivent être versés dans un établissement bancaire). 10o)
Circulation à droite des trains sauf ligne Mulhouse-Paris ; près de l'ancienne
frontière franco-allemande, un " saut-de-mouton " permet le passage de gauche
à droite. 11o) " Indemnité de difficultés administratives " pour les
personnels civils de l'État [montant non modifié depuis le décret (17-9-1946)].

1914-18 dictature militaire : 250 000 Alsaciens et
Lorrains mobilisés dans l'armée allemande, généralement sur le front russe ; environ
30 000 †.

1918 -nov. retour à la France. -14-12 arrêté
ministériel créant 4 catégories de population : carte A : personnes dont tous les
parents ou grands-parents sont nés en Fr., Alsace ou Lorraine ; B : dont un parent ou
grand-parent est originaire d'All. ; C : ressortissant des pays alliés à la Fr. ou
neutres ; D : des ex-pays ennemis.

1918 -nov. à 1920 -sept. 110 000 hab. d'origine ou
partiellement d'origine allemande expulsés.

1926 réagissant à la politique d'assimilation et
aux maladresses de l'administration française, une centaine d'Alsaciens-Lorrains
constituent le Heimatbund (Ligue de la patrie), réclamant l'autonomie dans le cadre
français et le bilinguisme franco-allemand. 1927 arrestations chez les autonomistes.
Plusieurs journaux interdits. 1928 procès à Colmar de 22 autonomistes (quelques semaines
plus tôt, 2 avaient été élus aux législatives) : 4 condamnations.

1939 374 000 Als. évacués vers le Sud-Ouest et le
Centre, notamment 80 000 Strasbourgeois en Dordogne (11 000 à Périgueux). 1940 -7-2 Karl
Roos (un des chefs autonomistes) exécuté à Nancy pour espionnage ; -mai à juin
plusieurs autonomistes alsaciens-lorrains internés à St-Dié et à Arches. Après
l'armistice, l'Alsace est rattachée au pays de Bade et placée sous l'autorité d'un
Gauleiter (gouverneur). Les Als. sont considérés comme Deutsche Volk, faisant partie de
la nation allemande ; -20-6 Robert Wagner Gauleiter de la " province de Bade-Alsace
" ; -21-6 il destitue le préfet du Ht-Rhin ; -1-7 l'Alsace-Lorraine passe
officiellement sous administration allemande ; -7-10 Joseph Burkel Gauleiter de la "
province Lorraine-Palatinat ". 1941 implantation du parti nazi, de la DAF (Front
allemand du travail) et de la Hitlerjugend (Jeunesse hitlérienne) ; -23-4
Reichsarbeitsdienst (service du travail du Reich) obligatoire en Lorraine et -juillet en
Alsace ; aspect paramilitaire (hommes : obligatoire ; femmes : de 18 à 25 ans). La
propagande invite les volontaires à rejoindre l'armée allemande [Wehrmacht ou Waffen-SS
(il n'y en eut que 1 000)]. 1942 -1-1 Jeunesse hitlérienne obligatoire pour jeunes de 10
à 18 ans ; -20-1 les Als. peuvent obtenir le passeport allemand ; -24-8 service militaire
obligatoire pour les hommes nés entre 1922 et 1924 et ayant accompli le service du
travail. 19 classes d'âge en Alsace (1908 à 1926, parfois 1927) et 13 autres en Moselle
sont mobilisées en All. (soit 65 000 Bas-Rhinois, 40 000 Haut-Rhinois, 30 000 Mosellans).
La majorité des " malgré-nous " sont envoyés sur les fronts de l'Est et
dispersés dans les unités allemandes ; certains s'évadent, d'autres rejoignent les
lignes soviétiques. 1943 de nombreux Als. sont prisonniers et regroupés dans des camps
(exemple : Tambov à 400 km au sud-est de Moscou ; nombreux décès).

1944 -janvier appel des Als. officiers de réserve de
l'armée française, exclus jusque-là du service armé. 1944-45 libération de Mulhouse
(19-11), Strasbourg (23-11), Colmar (2-2), Wissembourg et Lauterbourg (18-3). 1945 45 000
Als. internés dans les camps de Schirmeck et Struthof ; l'enseignement de l'allemand est
supprimé à l'école primaire. Rapatriement très lent des Als. et Mosellans (le dernier
" malgré-nous ", Jean-Jacques Remetter, sera relâché en 1955 et rejoindra
l'Alsace) ; 40 000 d'entre eux sont morts au front ou dans les camps.

1949 Strasbourg devient le siège du Conseil de
l'Europe et la capitale de la grande Europe.

1951 l'autonomiste Joseph Rossé, condamné pour
collaboration, meurt en détention. 1953 procès de Bordeaux, l'Alsace obtient que le cas
des 17 Als. et Mosellans soit disjoint de celui des 7 militaires allemands de la division
SS " Das Reich " impliqués dans le massacre d'Oradour-sur-Glane (1944) ; après
les condamnations, des élus alsaciens provoquent à la Chambre de vote d'une loi
d'amnistie pour ces " malgré-nous " [en 1984-86, après de longues
négociations, l'All. acceptera de verser 770 millions de F répartis par l'" Entente
franco-allemande " (Strasbourg) entre plus de 80 000 " malgré-nous " ou
leurs ayants-droit].

1997 - Le traité d'Amsterdam consacre
définitivement Strasbourg, capitale de la grande Europe, comme siège du Parlement
Européen et capitale parlementaire de l'Union Européenne.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 15 Fév - 19:56









St Paul (ERAL) 1 place Eisenhower 67000 Strasbourg.

Historique :

1892-1897 : construction de l’église pendant l’annexion
allemande, dans le vaste plan d’urbanisme de la ville allemande, comme
église protestante de garnison. Le site est spécialement choisi pour
offrir une perspective en point de fuite sur la rivière l’Ill depuis la
vieille ville, et une perspective conjointe avec la flèche de la
cathédrale depuis la place Brant, centre des nouveaux quartiers
allemands. L’architecte est Louis Muller. Le parti-pris est le style
néo-gothique avec une façade harmonique à deux flèches élancées de 76
mètres de hauteur. Le plan est basilical mais sur une croix grecque, la
nef est donc raccourcie pour répondre aux exigences du culte protestant
et permettre l’aménagement de 2000 places « audibles ». L’intérieur est
aménagé de tribunes qui divisent en deux les nefs latérales.

De nombreuses portes sur tout le pourtour de l’édifice
devaient permettre l’accès des soldats, selon leurs grades, pour gagner
les places qui leur étaient attribuées. Deux loges en tribunes, de part
et d’autre du chœur, étaient réservées, à gauche à l’Empereur
d’Allemagne (si d’aventure il était présent) et à droite au représentant
de l’Empire (l’équivalent du préfet).

En 1919, l’édifice, abandonné par la garnison, est cédé à
l’église réformée qui y établit sa deuxième paroisse strasbourgeoise.

L’orgue, construit à l’origine par Walcker en 1897, est
agrandi en 1934 à 76 jeux sur les plans d’Emile Rupp, organiste
titulaire de l’époque et promoteur de la « réforme alsacienne de
l’orgue », un compromis entre le style de la facture d’orgue classique
française et le récit à la Cavaillé-Coll. Il s’agit aujourd’hui encore
du plus grand orgue symphonique d’Alsace.

En 1944 un bombardement américain détruit une chapelle
annexe et une grande partie des vitraux d’origine.

Le retable d’autel peu prisé par les réformés a été
échangé avec la paroisse luthérienne de Sarreguemines contre une grande
croix en bois qui a pris sa place dans le chœur.

En 1976 un orgue de chœur du facteur Garnier,
dans le style des instruments nordiques du 17e siècle a été
installé sur la tribune qui servait autrefois de loge impériale.

L’édifice a été inscrit à l’Inventaire des Monuments
Historiques en 1984.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 15 Fév - 19:56







Le grand orgue Walcker

Historique :

L’orgue, construit à l’origine par Walcker
en 1897, est agrandi en 1934 à 76 jeux sur les plans d’Emile Rupp,
organiste titulaire de l’époque et promoteur de la « réforme alsacienne
de l’orgue », un compromis entre le style de la facture d’orgue
classique française et le récit à la Cavaillé-Coll. Il s’agit
aujourd’hui encore du plus grand orgue symphonique d’Alsace. Voir sa
photo ci-dessus.

En 1976 un orgue de chœur du facteur Garnier,
dans le style des instruments nordiques du 17e siècle a été
installé sur la tribune qui servait autrefois de loge impériale. Voir sa
photo ci-dessous.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:35

Mont Sainte-Odile et environs:[/b]



Agrandir cette imageRéduire cette image Cliquez ici pour la voir à sa taille originale.



Sainte-Odile
est une montagne vosgienne, située dans le département du Bas-Rhin,
culminant à 764 mètres d'altitude surmontée par un couvent. Haut lieu de
la culture alsacienne, c'est un lieu de pélerinage très fréquenté
consacré à Sainte-Odile, Sainte patronne de l'Alsace, bien que le
monastère ait été transformé en hotel.


Sainte-Odile
( Odiljebari ), le site doit son nom à la grande Sainte devenue
patronne de l'Alsace. Le lieu ou elle fonda son couvent vers 680, le
château Hohenbourg, était occupé depuis l'époque préhistorique comme en
témoignent les vestiges toujours existants du Mur Paien; puis, couronné
d'un castellum romain, il était devenu la résidence du Duc d'Alsace
Attich, père de la Sainte.

La
vie d'Odile, personnage historique, a été parée de légendes. Après sa
canonisation en 1049, le Mont Sainte-Odile est devenu le coeur spirituel
de l'Alsace, d'où son culte s'est répandu rapidement à travers toute
l'Europe. Le nom du château de Hohenbourg s'explique facilement par
l'allemand " haute forteresse ". Il n'est pourtant que l'aboutissement
d'une évolution linguistique jalonnée par des formes anciennes telles
que Hohe Tonne IX ème siècle, et plus fréquemment Altitona, qui
répercutent un étymon gallo-roman Altodunum " haute montagne ".


Le Monastère:
A la fin du VII ème siècle, sous le règne des Burgondes, l'Altitona devient propriété du Duc d'Alsace Aldaric.
Le
monastère a été crée vers 700 quand le père de Sainte-Odile lui légua
le château de Hohenbourg Sainte-Odile le transforma en couvent. Très
populaire, l'endroit devint un lieu de pélerinage fréquenté, notamment
par les personnes atteintes de maladies oculaires et acceuillit jusqu'à
130 moniales.

Vers 1789, le couvent est vendu. L'évêché de Strasbourg le rachète en 1853 et le rétablit à sa vocation monacale.
On
peut encore voir le tombeau de Sainte-Odile dans une chapelle attenante
du cloître. Les tombeaux de ses parents, Aldaric ( aussi appelé Etichon
) et Bererswinde, y sont aussi conservés, bien qu'ils soient des ajouts
plus tardif ( IX ème et XI ème siècle ). Ces caveaux sont ornés de
mosaîque remarquables.

Photos:



Le Mur Paien:
Le
Mur Paien est une enceinte d'une longueur totale d'une dizaine de
kilomètres faisant le tour du plateau du Mont Sainte-Odile pour former
une enceinte. Formé d'environ 300000 blocs cyclopéens, il fait entre
1,60m et 1,80m de large et peut atteindre trois mètres de hauteur. Ses
origines restent obscures et controversées et sources de fantasme.
Certaines origines que l'on attribue au Mur tiennent en effet plus des
contes et légendes que de faits historiques incontestables. Le
qualificatif de Paien lui a été donné par Léon IX.

Les
chercheurs n'ont pu définir s'il s'agit d'une enceinte défensive ou
d'une enceinte cultuelle, et sa période de construction n'a pu être
définie que récemment. Après avoir daté du II ème siècle av J.C., voir
d'une époque beaucoup plus ancienne ( âge du bronze ), les analyses
réalisées ont permis de le dater beaucoup plus tardivement, du VII ème
siècle.

Le
Mur a été classé monument historique en 1840. La qualité de
conservation du Mur est assez variable. Il a en effet servi de carrière
au Moyen-Âge et a subi diverses autres dégradations. Les collectivités
locales et l'Etat ainsi que le Club vosgiens mettent peu à peu le Mur en
valeur et réparent les outrages et vandalismes récents dont il a pu
faire l'objet, notamment des fouilles archéologiques non autorisées.

Récemment,
une étude portant sur des tenons en chêne en forme de queue d'aronde
retrouvés sur le mur lui a donné la fin du VIIème siècle pour date (
soit à peu près la date de création du couvent ). C'est une date
relativement récente comparativement aux origines pré-romaines voir
pré-celtiques précedemment données. Pourtant cela ne signifie pas que le
mur fut construit à cette époque, ces tenons pouvaient faire partie
d'un travail de réfection de l'ouvrage.


Photos Mur Paien:


Autres photos des environs du Mont Sainte-Odile:
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:38

La ville de Saverne

Située
à la frontière avec la Lorraine, Saverne
est une petite ville qui possède plusieurs maisons et monuments
dignes d’intérêt. Elle pourra, de plus, servir
de ville étape agréable pour visiter les environs,
riches en monuments (Marmoutier…) ou de point de départ
de randonnées vers les Vosges et les nombreux châteaux
de la région.

Informations pratiques de Saverne



16
400 habitants, à 49 km au nord ouest de Strasbourg.
Parking au centre ville payant mais gratuit aux limites de la ville
(le plus pratique pour la visite est celui « du Château
» situé à proximité du château
des Rohan, côté jardin.

Office du tourisme : 37, grand rue, 67700 Saverne

Tél : 03 88 91 80 47
http://www.ot-saverne.fr/
info@ot-saverne.fr


Annuaire
du Bas-Rhin (Alsace)
Histoire de Saverne



La
position stratégique du lieu est à
l’origine de la création de la ville. Le lieu permet
en effet de contrôler ce point de passage entre l’Alsace
et la Lorraine, à travers le col de Saverne. Les premières
traces d’occupation datent des romains, qui y établissent
un relais entre la voie consulaire Strasbourg-Metz. L’origine
du nom de Saverne date de cette époque, le relais s’appelant
alors « Tres Tabernae », les Trois Relais. Les romains
construisent un castrum au IIIème siècle, qui sera
agrandi au IVème, pour contrer les invasions barbares. Au
moyen âge la ville passe sous la domination du Saint
Empire Romain Germanique
jusqu’à l’annexion
de l’Alsace à la France. La ville fait partie des possessions
de l’évêque de Strasbourg, qui y établit
sa capitale administrative. La ville subit diverses
destructions au cours du temps avec entre autres la guerre des Rustauds
en 1525, qui seront massacrés ici, et la guerre de Trente
Ans qui dévaste la ville, enjeu stratégique majeur
à l’époque. La ville connaît néanmoins
un regain de prospérité au XVII et XVIIIème
siècle sous l’impulsion des Princes-Evêques de
la famille des Fürstenberg, puis des Rohan qui sont à
l’origine du château du même nom. La révolution
met un terme à cette prospérité et à
son rôle de mini-capitale. Saverne connaît ensuite l’histoire
du reste de la région.



A visiter et à voir à Saverne

>
Commencez par la visite du château
:
suite à l’incendie du précédent en 1779,
le Cardinal Louis René de Rohan, décide la construction
d’un nouveau palais dès 1780, et fait appel à
l’architecte Salins de Montfort qui dirige les travaux jusqu’à
la révolution. Bien que le gros œuvre et la toiture
soient achevés, les bas reliefs et l’intérieur
restent inachevés
. Le bâtiment restant invendu
comme bien national, il connaîtra diverses fonctions dont
celles de casernement et d’asile pour veuves de guerre.

Le
corps du bâtiment est de style néo-classique,
à colonnes corinthiennes (côté jardin) et possède
une façade de 140 m de long. Le bâtiment
est modifié sous Napoléon III qui fait restaurer et
ajouter deux ailes latérales et un avant corps central (côté
ville).



Dirigez-vous vers la Grand Rue, rue principale piétonne de
la ville.


>
Grand Rue :
en face du château vous pouvez découvrir
le symbole de la ville, la fontaine de la licorne
de 1837.


Remontez
ensuite la Grand Rue pour découvrir entre autre au n°76,
une belle maison à colombages de 1575 avec un oriel de 3
étages. Au n° 80, probablement la plus belle maison de
la ville, la maison Katz, du nom de son premier
propriétaire receveur de l’évêché,
ornée de magnifiques colombages sculptés de personnages
nus, de motifs floraux et géométriques. La maison
possède de plus un très bel oriel triangulaire.


Remontez
la rue jusqu’à l’Eglise Notre Dame.



Eglise Notre Dame :

la tour porche, romane du XIIème siècle,
est la partie la plus ancienne. Une vierge à l'enfant est
située dans une niche au dessus de l'entrée. Le porche
abrite un Christ en croix de 1756.

La
nef
, gothique, du début du XVIème siècle
est de faible hauteur et abrite quelques monuments intéressants
:
> Déploration du Christ sculpté
en 1520, en marbre et calcaire, l’œuvre représente
le Christ à la descente de la croix entouré de Marie
et de Saint Jean. La sculpture est un don de l’électeur
de Saxe.
> Fonts baptismaux : sculpté dans du
grès blanc au XVIIème siècle.
> Christ Gisant : il s’agit d’une
très intéressante et très belle sculpture du
XIVème siècle en grès, élément
d’une ancienne mise au tombeau. Le flanc droit du Christ est
évidé et permettait d’abriter les hosties lors
de la semaine Sainte.

Dans
le chœur :
> On peut y voir deux monuments funéraires
: Celui de Robert de Bavière et celui de Guillaume de Honstein
tous deux anciens évêques de Strasbourg.

>
A coté de l’église Notre Dame, divers bâtiments
administratifs
sont visibles, dont le Tribunal de Grande
Instance, bâtiment construit en 1738 par Armand Gaston de
Rohan-Soubise, pour abriter la chancellerie épiscopale.

De
là, rejoignez la Grand Rue pour accéder à la
rue des églises. Empruntez ensuite la rue des Murs pour rejoindre
l’ancienne église et couvent des Récollets.
Sur le chemin plusieurs belles maisons sont visibles.

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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:39

Ancien Couvent des Récollets :
fondé en 1303 par les Frères Hospitaliers du couvent
d’Obersteingen, selon la règle de Saint Augustin, le
bâtiment abrite successivement différentes communautés
(Franciscains, Jésuites, puis finalement à nouveaux
les Franciscains). Le couvent, qui est aujourd’hui une école,
abrite un magnifique cloître gothique du
XIVème siècle et des fresques du XVIIème. L’église,
du XIVème siècle est typique des ordres mendiants,
dépouillée et élégante. Elle abrite
deux monuments funéraires des membres de la famille des Lutzelbourg.

>
La roseraie :
Saverne est considéré comme
la capitale de la rose, et abrite de ce fait une belle roseraie
de 7500 pieds. Située route de Paris, accès payant.

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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:41

Géographie de l'Alsace



L'Alsace,
avec ses 8 300 km², est la plus petite région de France,
divisée en deux départements, le Bas Rhin
(67) et le Haut Rhin (68).
Sa population est de plus de 1,6 millions d'habitants (Alsaciens)
et son chef lieu est Strasbourg.


L'Alsace
est principalement une plaine, formée suite à l'effondrement
de la zone tectonique située entre les Vosges et la Forêt
Noire, façonné ensuite au fil du temps par le Rhin
qui coule au centre de la plaine ainsi formée.



La diversité géographique est très importante.
D'Ouest en Est, les reliefs sont les suivants:
> les Vosges, montagnes peu élevées,
recouvertes de fôrets,

>
les collines sous vosgiennes
, principalement consacrées
à la viticulture,

>
puis la plaine
en elle-même comprenant des zones
de ried, fréquemment inondées.


Le
climat Alsacien est semi continental. L'hiver y
est rigoureux et les étés très chauds. Les
précipitations sont faibles (Colmar est la ville la plus
"sèche de France"), les Vosges protégeant
la région contre les intempéries.


Histoire de l'Alsace



>
Les temps préhistoriques.


L’Ill et le Rhin font, de la dépression entre Vosges
et Forêt Noire, un vaste marécage
inhospitalier. De ce fait il reste peu de traces du Paléolithique
et du Néolithique.

L’âge du bronze annonce le peuplement de cette région.


>
Le temps des celtes.


Vers
le cinquième siècle avant Jésus-Christ, les
dernières vagues celtiques venues du Danube civilisent la
plaine d’Alsace édifiant entre autres l’oppidum
du Britzgiberg et le “Mur Païen”
du Mont Sainte Odile.


>
Le temps des romains.


Les Séquanes remplacent les Celtes, mais
menacés par les Eduens de Bourgogne, ils font appel aux Suèves
d’Arioviste qui s’installent à leur tour dans
la plaine d’Alsace.

Jules César se porte au secours de ses alliés et bat
Arioviste à la bataille de l’Ochsenfeld en 58 avant
Jésus-Christ.

Rome fixe les tribus germaniques, Triboques dans le nord et Raurasques
dans le sud et protège la frontière par des camps
militaires installés le long du Rhin.


Le temps des barbares.

Dès
166 après Jésus-Christ les invasions des vandales
et des Alamans causent la ruine du pays.

En 352 les Alamans occupent toute la plaine et
constitueront ainsi le fonds de la population alsacienne.



> Le temps des Mérovingiens et Carolingiens.


Duché
sous les Mérovingiens, puis comté sous les Carolingiens,
l’Alsace fait partie de l’empire Franc jusqu’au
traité de Verdun (843) qui la sépare de l’empire
de Charlemagne et la donne à Lothaire Ier.



> Le temps du Saint empire germanique.


A
la mort de Lothaire II, décédé sans enfant
légitime, le traité de Mersen en 870 cède l’Alsace
à Louis le germanique.

Au XIIème siècle commence l’âge d’or
des cités qui s’émancipent des grands féodaux,
et, sous la protection de l’empereur, s’unissent dans
la ligue de la décapole.

Cette prospérité résiste aux calamités
diverses qui frappent le pays :



Guerre de cents ans,
Grande peste de 1349,
Guerres féodales endémiques,
Guerre de trente ans.



Le temps des rois de France.


Au
traité de Münster en 1648 l’empereur
germanique abandonne à la France le Landgraviat de haute
et basse Alsace et les dix villes impériales.


Strasbourg
est exclue du traité.


Louis
XIV, fragilisé par la guerre de Hollande, veut asseoir son
autorité sur la décapole et s’empare de Strasbourg,
annexion confirmée par le Traité de Nimègue
en 1678.


Un
siècle de prospérité s’ouvre à
l’Alsace gouvernée par un intendant siègant
à Strasbourg et par le conseil souverain à Colmar.


Ses
privilèges, sauf pour la religion, sont largement préservés.



> Le temps de la Révolution et de l’Empire.


Accueillie avec enthousiasme, la Révolution Française
a le mérite de réunir l’Alsace et la France
autour des mêmes libertés démocratiques.


Mais
les excès de la terreur et la persécution religieuse
ternissent l’image de la révolution en Alsace.


Durant
cette période (1789 – 1815) l’Alsace s’agrandit
par le rattachement de Mulhouse (1798) et de la Suisse francophone.


Le
préfet Leray développe l’industrie et l’agriculture.


Le
concordat de 1801 ramène la paix religieuse.


Durant
toute l’épopée napoléonienne, dont le
souvenir est encore vivace de nos jours, l’Alsace fournit
70 généraux à l’Empire.


Dès
1814 les troupes alliées déferlent sur l’Alsace.
Après le départ en exil de Napoléon, le second
traité de Paris l’ampute de sa partie Nord.


En
1850 l’Alsace vote massivement en faveur du plébiscite
sur l’Empire (Napoléon III) mais, tout occupée
au développement économique, se désintéresse
de la vie politique.



>
Le temps de l’Empire Allemand.


Après
le désastre de 1870, devenue terre d’Empire,
l’Alsace est soumise à une intense germanisation.


Les
maladresses allemandes et le regret des gloires napoléoniennes
font rêver à une France embellie par le souvenir.


L’industrie
se développe, bénéficiant aussi bien des marchés
allemands que français.


Les
parlementaires alsaciens au Reichstag commencent à obtenir
peu à peu l’égalité au même titre
que les autres Etats Allemands.



> Le temps du retour.


Après
la victoire de 1918 un commissaire général gouverne
l’Alsace, soumise à une intense francisation.


L’arrivée
de fonctionnaires français ne parlant pas l’allemand,
et mal informés des particularismes alsaciens, ainsi que
le désir du Président Henriot de supprimer le droit
local, poussent une partie de la population vers les partis autonomistes.

Ces
problèmes politiques n’empêchent pas l’Alsace
de connaître une grande prospérité grâce
à la potasse, l’industrie textile et l’agriculture.


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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:42


Le temps des Nazis.


400
000 Alsaciens sont durant la “drôle de guerre”
évacués vers le sud-ouest. L’arrivée
de cette population, parlant mal, ou même pas du tout le français,
provoque tout d’abord une certaine incompréhension.


Mais
rapidement des liens d’amitié, encore vivaces aujourd’hui,
se tissent entre les deux communautés.


En
1940 l’Alsace est annexée à l’Allemagne
et subit une nazification très dure :


expulsion
des francophiles,
incorporation des “malgrés nous”,
création du camp de concentration du Struthof.


En
1944 « la poche de Colmar » et l’offensive des
Ardennes provoquent, par un froid glacial, une nouvelle évacuation
de Strasbourg.



> Le temps de l’Europe.


Comme
le restant du pays, l’Alsace se relève de ses ruines.
Sa situation au centre de l’Europe et aux frontières
de l’Allemagne et de la Suisse suscite une importante prospérité
économique.


En
politique le parti autonomiste est complètement déconsidéré
par sa collaboration avec les nazis.


L’Alsace
vote catholique et bourgeois (MRP) puis gaulliste.


Depuis,
comme pour le reste de la France, l’équilibre entre
la droite et la gauche permet la cohabitation de municipalités
et de conseils généraux de tendances politiques opposées.


Le
9 mai 1949 se tient à Strasbourg la première réunion
du Conseil de l’Europe. Les deux départements, du Haut-Rhin
et du Bas-Rhin, nouent des liens privilégiés avec
le Bade Wurtemberg et la région de Bâle.



>
L’Alsace de nos jours.

L’Alsace est aujourd’hui une région particulièrement
dynamiques. Le PIB est le 9ème de France alors que l’Alsace
est la plus petite région et son taux de chômage est
le plus faible de France.


Les
domaines d’activités sont diversifiés. Les grands
domaines industriels sont la construction automobile (Peugeot),
mécaniques (Timken), Agroalimentaires (Mars, Wrigley, Kronembourg),
Textile (DMC), électronique (Alcatel), pharmacie (Lilly,
Novartis) …
Par ailleurs de nombreux frontaliers profitent de la proximité
de l’Allemagne et de la Suisse.
Le tourisme et la viticulture sont aussi particulièrement
importants.


L’Alsace
attire donc non seulement les industries mais aussi les institutions
européennes (Strasbourg est la capitale de l’Europe),
et bien sur les touristes.


Le
patrimoine architectural et culturel font de l’Alsace une
région particulièrement agréable à visiter.
Les distances à parcourir sont courtes, et les nombreux villages
fleuris permettent de découvrir de nombreux trésor
variés. La région est une destination privilégie
pour les long week-ends ou des vacances d’une semaine.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:43

A visiter et à voir en Alsace

Altkirch
et le Sundgau
Région rurale, pleine de charme, idéale pour les randonnées.
Barr
Un
magnifique village encore peu fréquenté des
touristes.
Bergheim
Entouré
de ses vignes et de ses remparts.
Boersh
Minuscule
et charmant.
Bouxwiller
Quelques
curiosité à y découvrir.
La cité du train Mulhouse L'un des grands musés de Mulhouse dédié à l'histoire du train.
Colmar
Riche
en maisons à colombages et un musée incontournable.
Dambach-la-Ville
Plein
de charme et peu connu des touristes.
Ebersmunster
La
plus belle église baroque d'Alsace.
Eguisheim
L'un
des villages les plus typique et visité de la région.
Epfig Village
valant un détour pour sa chapelle Sainte Margurite.
Gueberschwihr
Village
du vignoble connu pour son vin et son clocher roman.
Guebwiller
Découvrir des églises des styles roman gothique et classique.
Haut
Koenigsbourg
Le
château le plus célèbre de la région.
Hohlandsbourg,
château
Intéressant château médiéval restauré
riche en animations.
Hunawihr Joli village célèbre pour son église fortifiée dans les vignes
Katzenthal, Wineck Un petit château et bon point de départ pour des randonnées
Kaysersberg
L'un
des incontournable de la région, mais moins touristiques.
Kientzheim Un charmant village alsacien, peu connu des touristes.
Kintzheim
Au
calme, au milieu des vignes, surplombé d'un beau château.
Klingenthal, la manufacture Le musée de la manufacture royale d'armes blanches.
La
Petite Pierre
Excellent
point de départ pour des balades en forêt.
Lichtenberg
Un
bel ensemble fortifié du XIIIème au XVIIIème
siècle.
Marmoutier
A
visiter pour sa magnifique église abbatiale romane.
Molsheim
Un
petit centre ville très mignon. Le fief historique
de Bugatti.
Mulhouse ou A découvrir surtout pour les musées de la ville.
Murbach
Une
superbe abbaye Bénédictine dans un cadre vallonné
Mutzig, le
Fort
La
plus grande fortification allemande de l'époque.
Neuwiller lès Saverne Village à visiter pour ses deux églises intéressantes.
Niedermorschwihr
Village
typique avec maisons à colombages et winstubs
Obernai
De
belles maisons et de beaux vestiges de ses remparts.
Ribeauvillé
Découvrez
la très belle cité des ménétriers.
Riquewihr
L'un
des villages les plus célèbres, très
touristique.
Rouffach
Un
joli centre ville, pour s'y promener au calme.
Rosheim
Une
très belle église romane et un centre ville très
agréable.
Saverne
Encore
peu connu mais sa visite mérite le détour.
Sélestat
Célèbre
pour sa bibliothèque humaniste.
Strasbourg
Capitale
de la région, très riche en curiosité
touristiques.
Turckheim
Un
très beau village de la route des vins.
Wissembourg
Trop
peu connu, son centre historique est superbe.
Zellenberg
Un
beau village typique du vignoble.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:46

Le village de Marmoutier



A
côté de Saverne, se trouve l'une des plus belles églises
abbatiales romanes
d'Alsace, l'église Saint Etienne
de Marmoutier. Elle possède, en effet, une
très belle façade à trois tours du XIIème
siècle. La nef, gothique, date quant à elle, des XIIème
et XlVème siècle. Pour finir, le chœur est du
XVIIIème. On pourra donc retrouver dans cet édifice
divers styles s'harmonisant néanmoins de très belle
façon.

Informations pratiques de Marmoutier



2400
habitants, à 32 km de Strasbourg et 4 km de Saverne.
Parking dans la ville, gratuit.

Office du tourisme : 6, place du Général
de Gaulle, 67440 Marmoutier
03.88,71.46.84
www.paysdemarmoutier.com
Tourisme.Marmoutier@wanadoo.fr


Annuaire
du Bas-Rhin (Alsace)
Histoire de Marmoutier



L'histoire
de la ville est, en fait, intimement liée à celle
de son abbaye. La première abbaye est fondée au VIème
siècle par des moines irlandais, menés
par saint Colomban. Un nouvel essor est donné à l'abbaye
au VIIIème siècle par l'abbé Maur
qui porte dès lors son nom : Mauri Monasterum, transformé
plus tard en Marmoutier. L'abbaye gère alors un vaste territoire,
appelé marche de Marmoutier. C'est une période de
prospérité et de rayonnement spirituel avec l'introduction
de la règle Bénédictine. Au
XIIème siècle, une église est bâtie avec
l'imposant massif ouest que nous connaissons aujourd'hui. Les XIVème
et XVème siècles marquent le déclin de l'abbaye,
ruinée par les propriétaires de la ville, la famille
de Geroldseck. La guerre des paysans en 1525 et
la guerre de Trente Ans causent la destruction
et le pillage de certains bâtiments de l'abbaye. Marmoutier,
passée sous domination française après la guerre
de Trente Ans, connaît un nouvel essor (reconstruction du
chœur) et prospère jusqu'à la Révolution.
Les bâtiments du monastère sont alors détruits
ou vendus.


Abbaye Saint Etienne :

>
Massif occidental :
sa construction débute en 1145,
dans un style très massif, rappelant les
constructions carolingiennes. Deux tours carrées, se finissant
en octogones, entourent le porche à triple arcades lui-même
dominé par un clocher carré.


La
décoration de la façade comprend des frises d'arceaux
à éléments sculptés de têtes,
de corps ou d'éléments géométriques.


Quelques
fenêtres sculptées d'éléments végétaux
ainsi que des panneaux sculptés agrémentent la façade.


Les
piliers à chapiteaux cubiques du porche sont, quant à
eux, sculptés de motifs végétaux.


Narthex :

roman lui aussi, on peut y voir de beaux chapiteaux à motifs
géométriques. L'arcature à plein cintre marque
la séparation entre le narthex roman et la nef gothique.




> Nef : bâtie entre 1230 et 1300. Elle
est lumineuse, rythmée par des piliers aux chapiteaux ornés
de feuillages , dont ceux du côté du narthex sont particulièrement
originaux, les feuillages étant à visage humain.


Dans
les bas côtés, les nervures s'appuient sur des culots
sculptés de motifs végétaux, humains, ou fantastiques.



Dans le transept, des monuments funéraires du XVIIème,
commandés par l'archiduc Léopold d'Autriche en mémoire
de ses ancêtres, sont présents et représentent
les seigneurs et leurs épouses agenouillés sous des
scènes bibliques.



Chœur :
le chœur d'origine, gothique, a été
remplacé au XVIIIème siècle par l'actuel, plus
grand et plus lumineux, mais dans un style qu’on a voulu proche
du gothique. La voûte à nervure en étoile
est originale. Le chœur abrite de magnifiques stalles en bois.
Les emblèmes des évangélistes sont visibles
à chaque extrémité.


>
Crypte archéologique :

accès payant (2€), dans le croisillon droit. Les résultats
de fouilles archéologiques sont superbement mis en valeur.
On peut y voir les vestiges d'éléments des précédentes
églises, des sarcophages monoxyliques (taillé d'une
seule pièce dans le bois) ainsi que le sarcophage de Léobard
(disciple de saint Colomban, fondateur de l'abbaye).


> Extérieur : vous pouvez
faire le tour de l'abbaye, qui vous permettra de bien voir l'évolution
de la construction au cours du temps.
De même à l'arrière de l'église un amusant
chronogramme permet de connaître la date d'achèvement
du choeur, en additionnant toutes les lettres majuscules, correspondant
aux chiffres romain.


> Promenade en ville : Vous pouvez continuer
votre visite par un petit tour dans le village, ce qui vous permettra
de voir quelques belles maisons, tels que celle abritant le musée
du pays de Marmoutier.

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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:49

Le village de Neuwiller-Lès-Saverne



Le
village de Neuwiller Lès Saverne, à
proximité de Saverne, mérite qu’on s’y
intéresse pour ses deux églises aux
styles architecturaux variés et originaux. Le village en
lui-même présente peu d’intérêt,
si ce n’est d’être un bon point de départ
pour des randonnées.

Informations pratiques de Neuwiller-Lès-Saverne



1
100 habitants, à 12 km de Saverne, possibilité de
se garer gratuitement dans le village.
Pas d’office du tourisme.


Annuaire
du Bas-Rhin (Alsace)
Histoire de Neuwiller-Lès-Saverne



La
fondation du village date du VIIIème siècle, lorsque
l’évêque de Metz, envoie des moines fonder une
abbaye sur ces terres. Au IXème siècle,
après le transfert des reliques de Saint Adelphe,
l’abbaye devient un lieu de pèlerinage très
connu. Au XIIIème siècle, une seconde église
est construite pour abriter les reliques du Saint. Le village subit
les destructions de la guerre de Trente Ans, puis connaît
une histoire tranquille.



Débutez
la visite à la cour du Chapitre, devant
l’église Saint Pierre et Saint Paul.


>
Eglise Saint Pierre et Saint Paul :
cette très belle
église est particulièrement intéressante du
point de vue architectural. En effet, trois styles sont représentés,
de façon assez nette. A l’Est, la chapelle
Saint-Sébastien
, ainsi que le transept
sont romans, la nef est gothique
et la façade occidentale est classique.



>
Du côté Nord, le premier portail est du XIIIème
siècle, les statues de Saint Pierre et Saint Paul encadrent
le portail. Le second, du XIIème siècle, présente
dans le tympan le Christ en majesté, entouré
d’anges.


>
Les chapiteaux des colonnes sont ornés de motifs animaux
ou humains.



> Du côté Sud, un autre portail roman,
possède un bel arc sculpté de motifs végétaux.


> La façade, classique, construite au
XVIIIème siècle, est décorée de deux
statues représentant les patrons de l’église.
La tour, quant à elle, est ornée de six statues monumentales.


>
L’intérieur gothique
est simple et comprend plusieurs éléments dignes d’intérêt.
Dans le bas côté droit, le reliquaire de Saint
Adelphe
du XIVème siècle, qui a attiré
de nombreux pèlerins.



A
gauche du chœur, un très beau Saint-Sépulcre,
polychrome
. Une cavité est présente dans
l’abdomen du Christ, pour y accueillir les hosties des fêtes
Pascales.


>
L’église abrite par ailleurs deux chapelles
superposées
(celles visibles au niveau du chevet).
La chapelle basse présente un bel ensemble roman avec des
colonnes à chapiteaux cubiques. La chapelle haute abrite,
quant à elle, une magnifique tapisserie
du XVIème siècle, représentant la vie de Saint
Adelphe. Malheureusement, ces deux chapelles ne sont pas toujours
visitables.


Ressortez
de l’église, et rejoignez l’église
Saint Adelphe
.


>
Eglise Saint Adelphe :
sa construction avait été
demandée par les moines pour y diriger le flux des pèlerins
et laisser ainsi la communauté à sa méditation.
L’église gothique a été
construite au XIIIème siècle, en grès rose,
pour abriter les reliques de Saint Adelphe. Les reliques se trouvent
aujourd’hui dans l’église Saint Pierre et Saint
Paul. Le chœur a été détruit par la suite.
La façade, originale est ornée de deux tours, mais
la décoration est dépouillée.


>
L’intérieur est lui aussi très sobre mais, bien
que gothique, il reste lourd et rappelle encore le style roman.



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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:54

La ville de Wissembourg



Au
nord de l’Alsace, à la frontière avec l’Allemagne,
Wissembourg est une très belle ville, riche
en monuments et en belles maisons dans ses quartiers typiques. La
ville est une étape incontournable et un
bon point de départ vers les villages de la région.





Informations pratiques de Wissembourg



8
000 habitants, à 64 km de Strasbourg. Parking de la Sous
Préfecture gratuit (suivre centre ville) et bon point de
départ pour la visite de la ville à côté
de l’église Saint Pierre et Paul.

Office du tourisme : 9, place de la République,
67160 Wissembourg
03.88.94.10.11
http://www.ot-wissembourg.fr/
tourisme.wissembourg@wanadoo.fr


Annuaire
du Bas-Rhin (Alsace)

Où manger à Wissembourg :


Restaurant la Taverne à Wissembourg

Ce
restaurant jouit d’une vue imprenable sur la Petite Venise de
Wissembourg. Retenez cette petite astuce, si vous avez le choix,
prenez les tables sur la droite d’où la vue sur la Lauter et sur
l’abbatiale St-Pierre et St-Paul est particulièrement agréable. La
cuisine est largement tournée vers les poissons de rivière et les
spécialités alsaciennes ou la tarte flambée maison.





Son
principal atout, outre la qualité incontestable de sa cuisine
évidemment, est justement sa situation géographique tout bonnement
exceptionnelle !

Pour en savoir plus sur le restaurant La Taverne





Histoire de Wissembourg



Les
origines de la ville remontent au milieu du VIIème siècle
lorsque des moines Bénédictins fondent
sur une île de la Lauter une abbaye, Saint Pierre
et Paul
. Celle-ci est bientôt à la tête
d’un vaste domaine de plus de 200 km², elle s’enrichit
au point de devenir l’abbaye la plus riche d’Alsace
et obtient le rang de principauté en 974.
Le XIème siècle est marqué par la construction
d’une église romane, dont il subsiste le clocher-beffroi.
Les XIIème et XIIIème siècles voient la naissance
d’un village autour de l’abbaye qui s’étend
rapidement et cherche à s’émanciper de la tutelle
de l’abbaye, ce qui provoque de nombreux conflits. La ville
obtient d’avoir des membres au conseil et atteint alors son
apogée. Sa richesse lui vient de la production de draps,
de vins et de châtaignes.
Au XIVème siècle, Wissembourg accentue son indépendance
vis à vis de l’abbaye, et la ville devient membre
de la Décapole
en 1354. Ses dirigeants refusent
alors de prêter allégeance au nouvel abbé. Ces
différents conflits mènent au XVème siècle
à la destruction de la ville par le comte Palatin, allié
de l’abbaye.
Au XVIème siècle, la réforme fait son apparition
dans la ville et connaît un grand succès. Arrive alors
une période sombre : révolte des paysans, guerre de
Trente Ans et les passages des multiples armées… Wissembourg,
avec le reste de l’Alsace, devient française, mais
il ne lui reste plus alors que… 140 habitants.
A la Révolution les moines sont expulsés et les biens
de l’abbaye sont vendus.
La ville connaît en 1870 la première bataille de la
guerre, celle du Geisberg, et la défaite
de la France. A l’issue de la guerre, l’Alsace et la
ville deviennent allemandes.
La ville recouvre une certaine prospérité, et son
histoire suit celle du reste de l’Alsace.




Commencez la visite par l’église Saint Pierre et Paul.


>
Eglise Saint Pierre et Paul :
cette très belle église
gothique, la deuxième plus grande d’Alsace
après celle de Strasbourg a été construite
entre la fin du XIIIème et le début du XIVème
siècle à l’emplacement de la précédente,
romane, dont il reste le très beau clocher beffroi.



L’intérieur est un très bel exemple de style
gothique et la nef est particulièrement harmonieuse. Dans
le transept sud, de très belles fresques du XIVème
siècle sont visibles, dont un gigantesque Saint Christophe
portant le Christ, de 11 mètres de haut !



A la croisée du transept un grand lustre est la copie, très
simplifiée, de celui disparu lors de la Révolution.
Elle représente la ville de Jérusalem avec ses tours.

Les vitraux de l’abside sont parmis les plus anciens d’Alsace.
Par ailleurs, dans le bas côté droit, un beau Saint
Sépulcre
est placé sous un baldaquin.



Sortez de l’église et faites en le tour pour découvrir
le cloître gothique, ou plutôt la moitié
de cloître, celui-ci étant resté inachevé.
Remarquez que certaines des roses des arches sont restées
évidées.


Du cloître vous pouvez rejoindre la chapelle Saint
Pierre et Paul
du XIIème siècle, dont l'entrée
est dans la cour du cloître.


Quittez
le cloître et empruntez la rue du Chapitre pour rejoindre
la rue Stanislas et remontez cette rue en prenant par la gauche.
Vous passerez devant l’hôtel Stanislas
qui a hébergé le roi de Pologne Stanislas Leszczynski
lors de son exil de 1719 à 1725.


Continuer
votre progression jusqu’à la Maison du Sel.
>
La Maison du Sel :
tout d’abord hôpital puis
boucherie, ce bâtiment est devenu par la suite un entrepôt
à sel. Le grand toit pentu à lucarnes servait de séchoir
à houblon.


Prendre
ensuite la rue de l’Ordre Teutonique jusqu’à
la place du Marché aux Choux.


> Place du Marché aux Choux : maison
avec un très original pignon. Poursuivez
votre chemin dans la rue du tribunal puis la rue des Dominicains.
Vous passerez devant l’ancienne église
des Dominicains
du XIIIème siècle.
Continuez vers la rue Nationale, vous débouchez à
deux pas de la maison Holzapfel (XVème
siècle), du nom de son propriétaire, ancien
avoué du Duc des Deux Ponts. Le bâtiment est
ensuite devenu le lieu de réunion des corporations.
Au-dessus du portail, un Hercule (ou un sauvage)
tient les armoiries de la maison d’Autriche et de la
ville.

Remontez
ensuite la rue de la Laine (sur la gauche de la maison Holzapfel).
Plusieurs belles maisons sont visibles sur le parcours.



Au bout de la rue de la Laine,
vous débouchez sur les fortifications de la ville,
édifiées en 1746. Ces remparts, très larges,
permettaient d’y installer des canons. Sur la droite, tour
de la Poudrière
qui faisait partie de la première
enceinte de la ville. Promenez-vous sur les remparts en prenant
par la gauche et remontez jusqu’au quai Anselmann.



> Quai Anselmann : de très belles demeures
le long du quai, dont l’immeuble Vogelsberger avec son beau
portail renaissance surmonté d’une fresque représentant
Sébastien Vogelsberger et ses armoiries.



Rebroussez chemin jusqu’au Faubourg de Bitche qui longe un
bras de la Lauter.


>
Faubourg de Bitche :
ce quartier qui s’est constitué
dès le IXème siècle abritait des vignerons,
dont on voit encore l’emblème sur les linteaux des
portes.


De
très belles maisons bordent ce cours d’eau.


La
première maison est dite de l’Ami Fritz,
datée de 1550, elle possède un bel oriel qui porte
les emblèmes des tanneurs et des constructeurs. La maison
servit de cadre au tournage du film tiré du roman d’Erckmann-Chatrian,
d’où son nom.


D’autres
belles maisons jalonnent le parcours.



> Continuez votre route par la rue du Marais.
Au bout de la rue vous pourrez voir la tour Schartenturm
du XIVème siècle qui faisait partie du mur d’enceinte
du monastère.



A
proximité de Wissembourg, par la D3, le village d’Altenstadt
possède une belle église romane dédiée
à Saint Ulrich, construite entre le XIème et le XIIème
siècle.



Le tympan du portail est sculpté de décor
géométrique et animalier.

L’intérieur est à trois nefs et cinq travées.
Les voûtes reposent sur des piliers cubiques dont les pierres
sont à fins décors dit en arrêtes de poissons.



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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:56

Le village de La Petite Pierre



Ce
tout petit village, capitale du parc naturel régional
des Vosges du Nord
, est le point de départ de nombreux
circuit de randonnées. Le village en lui-même est mignon
et possède quelques curiosités intéressantes.




Informations pratiques de La
Petite Pierre




700
habitants, à 23 km de Saverne. Parking gratuit, préférez
celui de l’office du tourisme.

Office du tourisme : 2a, rue du Château,
67290 La Petite Pierre
Tél : 03.88.70.42.30

http://www.ot-paysdelapetitepierre.com
tourisme.pays-lapetitepierre@wanadoo.fr

Villes
du Bas-Rhin (Alsace)
Histoire de La Petite Pierre



Le
site est occupé dès l’époque celte, et
un bourg s’y développe. Un château est construit
à la fin du XIIème siècle. Au XVème
siècle, le château, jusqu’alors propriété
de la famille de Lutzelstein est conquis par les Comtes Palatin.
L’un de ces comtes, George Jean de Veldenz, développe
l’exploitation forestière et minière. Lors de
la guerre de Trente Ans, et par la suite, la ville devient d’une
grande importance stratégique. La ville vit aujourd’hui
du tourisme.



Débutez
la visite à l’office du tourisme et descendez la rue
du Château (zone piétonne).


>
Rue du Château :
cette jolie rue piétonne
vous conduira tout d’abord à la chapelle Saint
Louis
. Cette chapelle, a été construite sur
ordre de Louis XIV, pour donner un lieu de culte Catholique à
ses troupes. Elle abrite aujourd’hui un intéressant
musée du sceau Alsacien, gratuit, qui présente
2000 pièces.


>
Située à l’arrière de la chapelle, l’ancienne
poudrière abrite le Musée des Arts et Traditions
Populaires
, consacré aux « springerle »,
des petits gâteaux de Noël, et à leurs moules
(gratuit).


Rejoignez
ensuite le château.


>
Le Château :
bâti sur un éperon rocheux,
la construction actuelle rassemble des éléments datant
du XIIIème au XVIIIème siècle. Un pont-levis
séparait le bâtiment de la ville. La cour et plusieurs
salles du château peuvent se visiter.


Ressortez du château et dirigez-vous vers l’église
Notre Dame de l’Assomption, en face.


Notre Dame de l’Assomption :
de l’église
du début du XVème siècle, ne subsiste que
le chœur. Le reste de l’édifice est du XIXème.
Sur la façade, les dalles funéraires du Comte de
Burkhardt de Lützelstein et de sa femme. Le chœur abrite
lui aussi deux monuments funéraires mais surtout de superbes
fresques
de 1417.

Finissez
le tour du village en revenant vers l’office du tourisme.

Vous pouvez finir la visite en descendant dans le village, pour
découvrir, derrière la Mairie, l’ancienne
Tour des Païens.




>
Tour des Païens :

cette curieuse maison Renaissance domine la forêt et permettait
de surveiller la route du col.

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Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 19:59

La ville de Sélestat



Au
cœur de l’Alsace, entre Colmar et Strasbourg, Sélestat
reste mal connue et peu visitée. Elle abrite pourtant de
beaux monuments, mais surtout l’une des deux
seules bibliothèques humanistes d’Europe,
à ne rater sous aucun prétexte. Sélestat
est, de plus, bien situé pour visiter les villages de la
région.

Informations pratiques de Sélestat



16
000 habitants, à 22 km de Colmar et 49 km de Strasbourg.

Le parking de l’office du tourisme, payant (suivre centre
ville) est un bon point de départ pour la visite de la
ville.

Office du tourisme : 10, boulevard du Maréchal
Leclerc, 67600 Sélestat
Tél : 03.88.58.87.20
http://www.selestat-tourisme.com/
accueil@selestat-tourisme.com


Villes
du Bas-Rhin (Alsace)

Histoire de Sélestat

La
légende raconte que la ville a été fondée
par le géant Sletto. La première
trace écrite remonte au VIIIème siècle, mais
le site fait alors partie du village de Kintzheim. L’expansion
de la ville débute au XIème siècle, lorsque
Hildegarde de Buren, mère du premier des Hohenstaufen, y
fonde une église qui sera occupée à partir
de 1094 par des moines de Conques, vénérant Sainte
Foy.
Ce prieuré dirige la ville jusqu’à ce que Frédéric
II de Hohenstaufen accorde le statut de ville libre à Sélestat.
Le pouvoir passe dès lors progressivement aux bourgeois.
Sélestat prospère, devient membre de la décapole,
agrandit ses fortifications, reçoit des ordres monastiques
et fait du commerce.
La Renaissance marque la période
glorieuse
de la ville qui devient une capitale de l’humanisme.
Son école devient célèbre dans toute l’Europe.
La Réforme, la guerre des Paysans et celle de Trente Ans
marquent le déclin de Sélestat. Comme le reste de
l’Alsace, la ville devient française. De nouveaux remparts
sont construits par Vauban et Sélestat devient ville de garnison.
La cité retrouve alors une certaine prospérité,
mais son expansion reste limitée au profit des autres grandes
villes d’Alsace. Son histoire suit par la suite celle de la
région.



Débutez la visite à l’office du tourisme
qui est abrité dans la Commanderie Saint-Jean.
Des anciens bâtiments de l’ordre il ne subsiste que
le Ritterhof (maison des moines) daté de 1410 et la maison
du prieur de 1565. Bel escalier à vis et porte.



Prenez la rue du Marché aux Vins vers la place Gambetta où
se situe la fameuse Bibliothèque Humaniste.

> La Bibilothèque Humaniste :
elle est aujourd’hui
abritée dans une ancienne halle aux blés du XIXème
siècle. Y est présenté la bibliothèque
ayant appartenu à Beatus Rhenanus, légué
à la ville, ce qui représente plus de 3000 documents
(manuscrits, incunables et imprimés) couvrant une période
allant du VIIème au XVIème siècle. Ce musée
est quasiment unique en Europe.



> Empruntez ensuite la rue de l’Eglise
et les différentes impasses
qui débouchent
dans la rue. Plusieurs belles maisons jalonnent le parcours et des
parties de l’ancien rempart sont visibles.


Toujours
dans la rue de l’Eglise se situe l’ancienne résidence
d’Ebersmunster
. Ce bâtiment achevé vers
1538 était l’ancienne résidence des abbés
bénédictins d’Ebersmunster. Très beau
portail renaissance en arc de triomphe. Des médaillons
représentent les portraits de généraux romains,
d’empereurs germaniques et des fondateurs de l’abbaye
d’Ebersmunster (très abîmé). L’autre
côté du bâtiment, moins ouvragé, possède
un bel escalier à vis recouvert de lierre.



Poursuivez
jusqu’à l’Eglise Saint-Georges.



Eglise Saint-Georges :
cette très belle église
gothique a été construite entre le
XIIIème et le XVIème siècle en plusieurs étapes.
Les premiers éléments de la construction sont roman
(tel que ce porche à l’ouest) puis gothique (nef) et
finalement en gothique flamboyant pour la tour. A l’intérieur,
sobre nef éclairée de beaux vitraux.

Passez
derrière l’église jusqu’à la Place
Delattre de Tassigny.

>
Place Delattre de Tassigny :
située sur la place,
la tour des Sorcières faisait partie de
la première enceinte de la ville de 1216. Elle fût
remaniée plusieurs fois et a été utilisée
jusqu’à la construction d’une enceinte «
moderne » par Vauban, et de la porte de Strasbourg à
proximité. Le nom de la tour lui vient de sa fonction de
prison au XVIIème siècle pour les
sorcières avant leur exécution. De même sur
la place subsiste la dernière porte restante de l’enceinte
voulue par Louis XIV. C’est Louvois lui-même, ministre
de Louis XIV, qui posa la première pierre.


> Revenez vers la Tour des Sorcières
et empruntez les rues Bornert, des Veaux et des Oies. Plusieurs
belles maisons jalonnent le parcours de cet ancien
quartier des maraîchers.

> Rejoignez
ensuite la place du Marché aux Choux. Au
numéro 6, très belle maison à oriel et escalier
à vis. Construit à la fin du XVIème siècle,
il est un bel exemple de la Renaissance tardive
en Alsace.


Reprendre la rue Dorlan, puis le Quai des
Tanneurs
, bordé de belles maisons.




Empruntez
la rue de la Porte de Brisach jusqu’à la Tour Neuve


> La tour Neuve : il
s'agit de l'une des quatre portes de la seconde enceinte de la ville.
Construite à la fin du XIIIème siècle,
la galerie et les quatre tourelles du toit ont été
rajoutées en 1614.
Diverses fresques ornent de plus la tour, tels
qu’une représentation d’une crucifixion ou encore
les scènes des corporations.





Passez la tour et remontez la rue des Chevaliers jusqu’à
l’Eglise Sainte Foy.


> Eglise Sainte Foy : cette
très belle église romane, a été fondée
par Hildegarde de Buren au milieu du XIIème siècle.
L’église en grès rose et en granit possède
trois tours, dont la plus belle et la plus ancienne est la tour
de croisée.



Contrairement au reste du bâtiment, le porche est abondamment
décoré. Les colonnes sont sculptées de motifs
floraux, animaliers ou humains et le tympan est peint d’une
représentation du Christ et des symboles des évangélistes.

L’intérieur,
très sobre, est en grès rose. La nef, construite en
1250 et 1300, est à trois travées qui reposent sur
des piliers à chapiteaux décorés de motifs
végétaux et géométriques. Le chœur
quant à lui date du début du XIIème siècle.
La chaire illustrant la vie de Saint François-Xavier christianisant
les Indes est le seul élément baroque qui a été
conservé de la période Jésuite du XVIIème
siècle. Finissez la visite en faisant le tour de l’église
pour en admirer tous les détails.

Prenez
la rue des Marchands pour rejoindre l’ancienne église
des Récollets.

>
Eglise des Récollets :
cette église est le
seul vestige restant du couvent Franciscain construit au XIIIème
siècle. Le clocheton est daté de 1430.

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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 20:02

Le village de Bouxwiller



Ce
joli village du nord de l’Alsace, qui a été
la capitale du Hanau-Lichtenberg, possède
de ce fait plusieurs beaux bâtiments datant de cette glorieuse
époque. Bouxwiller mérite un arrêt
lors de la visite de la région.

Informations pratiques de Bouxwiller



3
700 habitants, à 40 km de Strasbourg et 15 km de Saverne.

Parking gratuit sur la place principale de la ville, la Place du
Château.


Office
du tourisme : 2 Place du Château, 67330 Bouxwiller
Tél : 03.88.03.30.15
tourisme.bouxwiller@wanadoo.fr

Villes
du Bas-Rhin (Alsace)

Histoire de Bouxwiller

Déjà occupé à l’époque
romaine, le site est donné en fief aux sires de Lichtenberg
dès le début du Moyen Age. De cette époque
date l’expansion territoriale de leurs possessions et que
Bouxwiller obtient le rang de ville. En 1480 le comté passe
dans la famille des Hanau-Lichtenberg qui en fait
un véritable état, dont Bouxwiller
est la capitale. Débute alors la période la plus prospère
de la ville : un hôpital est construit en 1528, la réforme
s’y établit dès 1545 et l’école
latine est transformée en collège en 1612. Après
la guerre de Trente Ans, le comté reste indépendant
malgré son rattachement à la France. Mais les comtes
abandonnent progressivement ce domaine pour se consacrer à
leurs terres germaniques.
A la révolution, de nombreux bâtiments, dont le château
sont détruits. Au XIXème siècle la ville redevient
prospère avec l’exploitation des mines, activité
qui s’achèvera en 1957.



Débutez votre visite Place du Château où se
situent les grands bâtiments de la ville :

> Le lycée : construit vers 1885, grâce
au don du riche propriétaire des mines de lignite, Charles-Henri
Schattenmann, ce grand édifice en grès domine la place.



> La halle aux blés : situé à
la droite du lycée, ce long bâtiment du XVème
siècle était le grenier de la ville. A son extrémité
se situe la chapelle de l’ancien château, dédiée
à Saint Georges.


>
La perception :
ce bâtiment à droite de la
halle aux blés, abritait l’administration financière
du comté.



> L’ancienne Chancellerie : daté
de 1659, elle abritait les administrations du comté. L’entrée
dans la chancellerie, qui abrite le musée du Pays de Hanau
et la mairie, se fait par un très beau portail renaissance
aux armes de la ville. Un second portail quasiment identique se
situe à l’arrière du bâtiment.



> La Poste : daté de 1668, ce bâtiment
abritait à l’origine les écuries seigneuriales
avant d’être profondément modifié pour
être transformé en Poste. Très bel oriel et
tourelle d’angle.

Repassez
devant la Mairie pour rejoindre la rue du Canal.


La rue du Canal :

remontez cette rue dans laquelle se trouve plusieurs belles maisons
à colombages. La pharmacie est une belle demeure du XVIème
siècle qui de halle devint auberge puis mairie.


Après
la pharmacie prenez à gauche la rue de la Poste jusqu’au
remparts.


>
Les remparts
: de la rue de la Poste passez sous les remparts
de la ville pour remonter par la droite jusqu’à une
ouverture qui donne sur la Place de la Grange aux Dîmes. De
là vous pouvez accéder à une partie du chemin
de ronde et profiterez ainsi d’une belle vue sur la ville.


Descendez
par la rue du Magasin et retournez dans la rue du Canal pour sortir
de la ville et rejoindre l’église Catholique en montant
les escaliers.

> L'église Catholique : La nef est du
XIXème siècle mais la belle tour fortifiée
en grès rose est du XIIème siècle, romane.



Sortez par le cimetière et retournez vers la ville pour prendre
la rue du 22 Novembre puis la rue des Juifs.


>
Rue du 22 Novembre et rue des Juifs : quelques maisons anciennes
sur le parcours.


Poursuivez jusqu'à la rue
de l'Eglise.



Rue de l’Eglise :
en venant de la rue des Juifs vous
arrivez à l’église Protestante
de la ville. Construite en 1614, à l’emplacement d’une
précédente église, son style est un mélange
de gothique et de renaissance
. A l’intérieur
vous pourrez admirer l’ancienne loge seigneuriale.
(L’église est malheureusement souvent close…)

La rue de l’Eglise possède plusieurs belles maisons
dont une particulièrement originale, renaissance, avec des
sculptures représentant des visages d’indigènes
avec leurs plumes et un conquistador en armure.

Au coin, une autre très belle maison renaissance à
colombages et oriel d’angle de 1598.


Au
bout de la rue (à la pharmacie) prendre à gauche pour
remonter la Grand Rue.


>
Grand Rue :
de belles maisons à colombages jalonnent
la rue, dont la plus remarquable, au n° 29, avec un bel oriel
sculpté de visages et d’une sirène. Cette maison
était l’ancien poêle (association) des Cordiers.
Poursuivez
jusqu’à la Synagogue qui abrite le musée du
Judéo-Alsacien.


Revenez
sur vos pas jusqu’à la rue des Seigneurs Herregass.


>
Rue des Seigneurs Herregass :
cette rue abrite les anciennes
maisons nobles de la ville des XV et XVIème siècles.


Rejoignez
la place du Marché aux Grains.


>
Place du Marché aux Grains :
de jolies maisons XVIIème
encadrent la place. La plus belle est celle du receveur des finances,
construite en partie sur pilotis.


De
là vous pouvez rejoindre la Place du Château.
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 20:04

Le village d' Ebersmunster



Ebersmunster,
tout petit village à priori sans grand intérêt,
renferme une pépite architecturale, son église
abbatiale baroque
du début du XVIIIème siècle,
la plus belle de l'Est de la France. Un petit détour sur
la route entre Colmar et Strasbourg à faire absolument.

Information pratiques d'Ebersmunster



A
45 km de Strasbourg et 35 km de Colmar, en prenant la RN83.
Population : 600 habitants
Office du tourisme : non.


Villes
du Bas-Rhin (Alsace)

Histoire d'Ebersmunster


Le site est occupé depuis l’époque Gallo-Romaine.
A la fin du VIIème siècle, le père de Sainte
Odile, patronne de l’Alsace, fonde une abbaye,
dédiée à Saint Maurice, qui
adoptera la règle bénédictine
au VIIIème siècle. Les différents bâtiments
de l’abbaye sont détruits lors de la guerre de Trente
Ans. La construction d’un nouvel édifice débute
alors à la fin du XVIIème siècle, qui sera
entièrement transformé au début du XVIIIème
siècle, dans le style baroque allemand.



L’abbatiale Saint Maurice :


L’extérieur :
sobre, offre une façade
flanquée de deux tours carrées sur les deux tiers
de la hauteur, puis octogonales. Elles sont surmontées de
deux toits en forme de bulbe, en tuiles vernissées vertes.
Une statue de Saint Maurice est présente
sur la façade. Une troisième tour à bulbe est
située à l’arrière du bâtiment.


L'intérieur
:
il est magnifiquement décoré, dans le style
baroque allemand en vogue à cette époque
(autour des années 1720). Plusieurs éléments
sont remarquables : tout d’abord les peintures
qui ornent les plafonds et les voûtes qui sont consacrées
à Saint Maurice (patron de l’église)
et Saint Benoît (patron de l’ordre
monastique). On peut donc admirer le martyre de Saint Maurice (il
avait été enrôlé dans la légion
romaine, mais a refusé de sacrifier aux idoles. Il a été
décapité). Plusieurs panneaux racontent la vie de
Saint Benoît, et on pourra reconnaître sa rencontre
avec le roi des Goths, Totila, le corbeau emportant un morceau de
pain empoisonné qui était destiné au Saint,
glorification du Saint…



Le maître autel :
daté de 1728, il est lui
aussi magnifique, surmonté d’une immense couronne,
il a été sculpté par Jean-Léonard Meyer,
de Sélestat. Deux autels de plus petite taille sont placés
à l’entrée du chœur et sont, eux aussi,
particulièrement beaux.



Dans le cœur, de très belles stalles,
sculptées par un frère convers au XVIIème siècle
repésentent des Saints.



La chaire, dans la nef, très belle, est
portée par Samson.



L’orgue est l’un des derniers fabriqué
par le fameux André Silbermann, vers 1731.
Situé derrière celui-ci, une très belle peinture
reprèsente Sainte Cécile, entourée
d'anges musiciens.


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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 4 Avr - 20:12

La région du Sundgau et la ville d' Altkirch



La
ville d' Altkirch fait partie de ce que l’on
désigne aujourd’hui sous le terme de Sundgau,
qui est la région située à l’extrémité
sud de l’Alsace, au-delà de Mulhouse. Il s’agit
d’une région encore très agricole,
vallonnée et encore très peu connue des touristes.
Vous pourrez vous y promener, passer de village en village
et en
profiter pour faire de belles randonnées le long des
multiples
étangs artificiels ou dans les collines du Jura alsacien.
Le Sundgau a développé un excellent réseau de chemins de
randonnées pédestres mais aussi pour les vélos et VTT. Mais surtout, ne
passez pas à côté de la spécialité
de la région, la carpe frite.
La ville d' Altkirch, capitale du Sundgau, est
un bon point de départ pour visiter la région.





Histoire du Sundgau
La
région est habitée dès le paléolithique.
Elle est colonisée par les Romains avant de subir les invasions
des Alamans, puis des Francs. Le Sundgau fait dès lors partie
du duché d’Alsace. Sous les Mérovingiens, la
région est christianisée par des moines irlandais.
Le terme de Sundgau apparaît en 750, lorsque
le duché est divisé en deux comtés, le Nordgau
et le Sundgau, englobant néanmoins une zone bien plus vaste
qu’aujourd’hui.
La région passe sous l’autorité du Saint Empire
Romain Germanique au Xème siècle avec un régime
féodal. La région fait partie du comté de Ferrette
(dont le titre est aujourd’hui porté par la famille
Grimaldi, de Monaco) et qui au XIIème siècle appartient
à la famille de Montbéliard et reste sous leur tutelle
jusqu’en 1324. Cette période est marquée par
de nombreux conflits locaux.
En 1324, Ulrich III meurt sans héritier mâle. Sa fille
Anne apporte en dot le Sundgau à la famille des Habsbourg,
famille régnante d’Autriche.
La région est touchée, tout au long des XIVème
et XVème siècle, par la peste et les guerres. Mais
c’est surtout la guerre de Trente Ans qui
ravage la région. Les Suédois massacrent les paysans
qui ont tenté de se révolter et détruisent
un grand nombre de bâtiments. La région, comme le reste
de l’Alsace est annexée à la France et connaît
alors une politique de repeuplement.
Du XVIIIème siècle à nos jours, le Sundgau
suit le même destin que l’Alsace. Aujourd’hui,
le Sundgau reste fortement agricole, très peu d’industries
y étant implantées. Vous croiserez donc bon nombre
de tracteurs sur ses petites routes….


Altkirch

La
capitale du Sundgau. Débutez la visite sur la place
Xavier Jourdain, où se situe l’office du tourisme.
Empruntez la rue du Général de Gaulle pour
rejoindre la place de la République. En son centre,
une fontaine octogonale originale, est située à
l’emplacement de l’ancienne église, détruite
en 1844. La fontaine est faite à partir d’un
clocheton renfermant une statue de la Vierge. Il s’agit
du seul vestige restant de l’église.



Rejoignez
ensuite l’église Notre Dame, construite
en 1850 en style néo-roman sur l’emplacement de l’ancien
château des comtes de Ferette. Elle abrite plusieurs peintures
remarquables dont un Christ en croix, réalisé par
Jean Jacques Henner, célèbre peintre
alsacien et une belle chaire de pierre.




Reprenez
la rue en sens inverse jusqu’à la place de
la République.

En
prenant à droite, dans la rue de la Cure, vous trouverez
la Porte de Belfort, qui est l’une
des anciennes portes de la ville sur laquelle la maison
basse a tout d’abord été construite
en 1560, puis, lors de l’élargissement de la
porte au XVIIIème siècle, la maison à
colombage a été rajoutée.

Reprenez
la voiture et suivez la direction de l’Hôpital jusqu’à
celui-ci.


Eglise
Saint Morand :
cette église, construite en
1885, avec des éléments rappelant l’église
de Cluny pour le clocher et de Worms avec ses deux tours rondes
(Saint Morand y a fait ses études). A l’intérieur,
le tombeau de Saint Morand du XIIème siècle
est toujours visité des malades. La partie inférieure
est percée de deux trous qui permet aux malades atteints
de maux de têtes d’y mettre les mains, pour ainsi
être au plus prêt du corps du Saint.


Reprenez
la voiture pour vous diriger vers Ferrette. Arrêtez vous dans
les divers villages typiques sur votre route.


Les villages du Sundgau

>
Hirtzbach :

village joliment fleuri, qui possède un beau château
du XVIIIème siècle (qui ne se visite pas) avec tout
juste à côté, un beau parc, qui a la particularité
de posséder la dernière glacière du Sundgau,
construite au début du XIXème siècle, partiellement
enterrée et recouverte d’un dôme conique.
Poru en savoir plus sur Hirtzbach : http://hirtzbach.free.fr/




Feldbach :
ce petit villge possède une superbe église
romane
du XIIème siècle, dédiée
à Saint Jacques (le clocher est de 1909). L’église
est à trois nefs, tandis que le chœur est formé
d’une abside et deux absidioles. L’intérieur,
non voûté, est à poutres apparentes (sauf l’abside).
Les chapiteaux sont à motifs végétaux. La nef
centrale était réservée aux fidèles
non religieux, alors que les côtés, clos de murs, étaient
réservés aux moines. A l’étage, vous
pourrez aussi y voir une chapelle.


Poursuivez
votre route jusqu'au village de Ferrette.

>
Ferrette :
A l’origine de ce village, son château,
construit au XIème siècle, à ce carrefour
stratégique, aux portes du Jura alsacien. Vous pouvez
accéder au château après une marche sans
difficulté de 20 minutes. Vous profiterez d’une
superbe vue du sommet. En ville, plusieurs belles maisons
sont à voir, telles que l’Hôtel de ville
de 1571, en style renaissance rhénane, et de belles
devantures de boutiques dans la même rue.




>
Reprenez la route pour finir la boucle qui vous ramènera
vers Altkirch, en passant par d’autres charmants
villages.
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sissie
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 5 Avr - 3:48

c'est tres jolie monique merci pour toutes ces belles photos
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francoise
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Mar 12 Avr - 4:03

a part Selestat je ne connais pas les autres
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 23 Mai - 18:48

Le Bastberg ou mont St Sebastien ce trouvant a proximité de Bouxwiller (67330 Bas-Rhin) alt 326m


Bastberg magnifique site de promenade en voici quelques photos:
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francoise
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 23 Mai - 18:59

je vais savoir ou aller faire des ballades cet ete merci Monia
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sissie
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MessageSujet: Re: L'Alsace   Lun 23 Mai - 20:12

bonne ballade francoise merci monia c'est tres joli l'alsace
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MessageSujet: Re: L'Alsace   

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L'Alsace
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