l'amitié sincère du monde entier
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 Legende d'Alsace

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MessageSujet: Legende d'Alsace   Mar 15 Fév - 19:49

La légende de l'horloge:


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En
l'An de Grâce 1439, toute la ville de Strasbourg étaient en lièsse pour
fêter l'inauguration de ce superbe monument qu'on appelle la
cathédrale. Pendant près d'un siècle, plus de cent mille personnes, mues
par un sentiment de piété, y avaient mis la main, se contentant d'un
petit salaire fourni par la charité des fidèles.

Cet
édifice excitait à bon droit une profonde admiration tant par la
hardiesse de son entreprise que par la force de sa conception.

Aussi
le comptait-on parmi les sept merveilles de l'Allemagne, ainsi que
l'atteste l'inscription tracée au dessus de la porte de la bibliothèque
métropolitaine de Mayence: " Septen Germaniae spectamina; turris
argentinensis, Chorus coloniensis, organum ulmiense, ect...".


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Rien
n'est comparable en effet comme architecture gothique à la tour de la
cathédrale; cette magnifique pyramide, découpée à jour comme une
dentelle, est un chef-d'oeuvre par son élévation prodigieuse, sa forme
élégante, la justesse de ses proportions, et la finesse de son travail.
Tout attire surprend et confond.

Je ne m'étendrai pas plus longtemps sur la description de ce monument, témoignage frappant de la puissance religieuse.
Pendant
que les cloches sonnaient à toutes volée et que toute la population
endimanchée, semblable à une mer houleuse, se pressait devant le
portail, désireuse d'assister à la bénédiction donnée par le vénérable
archevêque Guillaume de Dietsch, un homme à la figure pâle et fatiguée
était accoudé à une petite lucarne d'une des vieilles maisons qui
bordaient la place du Dôme. Son visage, jeune encore, exprimait plus que
la tristesse, le découragement, ses yeux brillaient d'un feu sombre.
Pourquoi donc ne prenait-il pas, comme les autres, part à la joie
commune?

Pourquoi
ne mêlait-il pas ses vivats aux cris d'allégresse de la populace?
Depuis bien longtemps déjà, il n'y avait plus pour lui ni joie ni
plaisir. Il avait passé sa vie dans le travail opiniâtre sans résultat,
cherché l'inconnu sans solution, et à présent à bout de forces, il en
était arrivé à se dire " Science, tu n'es qu'un vain mot ". Il crispait
ses poings et sanglotait, se retenant pour ne pas vomir un torrent
d'imprécations sur la foule inconsciente qui grouillait à ses pieds. "
Oh! race maudite! disait-il en se parlant lui même, je te méprise; je
t'exècre. A tous les efforts que j'ai tentés, tu as répondu par
l'indifférence; tu m'as toujours repoussé comme un fou et rejeté comme
un paria. J'ai lutté des années pour savoir, pour approfondir; j'ai
souffert sans me plaindre, et maintenant que je sais et que je suis
capable de produire, tu me traites d'insencé. Ce que je te propose est à
tes yeux ou impossible, ou résultat de sortilège; tu ne veux pas
m'écouter. Mes forces sont anéanties; je ne veux plus lutter, et puisque
tu n'as pas voulu de moi, demain, las de vivre, je n'aurai plus besoin
de toi ".

Pendant
que ce malheureux monologuait tout ainsi, la foule s'écoulait
lentement, le silence de la nuit avait peu à peu succédé aux clameurs du
jour. Le crieur, du haut de la tour, venait d'annoncer avec sa trompe
l'extinction des feux: l'heure du sommeil avait sonné sur la grande
cité.

On
n'entendait plus que les pas cadensés du guet faisant sa ronde par les
rues. Tous à coup, un homme coiffé d'un large capuchon de drap écarlate
parut devant la façade de la cathédrale: Il se croisa les bras et resta
comme pétrifié à la place qu'il avait choisie. A ce moment, la lune,
sortant de dessous les nuages, vint éclairer de ses rayons la figure
sombre de l'inconnu. C'était l'homme de la lucarne. " Ainsi cette
basilique traversera les siècles, pendant que mon corps pourrira sous
terre, et que mon nom s'envolera au vent. Ah! s'ils m'avaient compris?
comme c'eût été chose facile pour moi d'attacher mon nom à ce superbe
édifice, de le graver dans la pierre. C'était la gloire, l'immortalité
".

Ainsi parlait l'homme au capuchon rouge, et la nuit s'avançait, et il restait immobile, comme une statue sur son socle.
-
Holà? s'écria tout à coup le sergent du guet. Que fais-tu là à cette
heure? Ne sais tu pas que le couvre-feu a sonné et que nul être ne
vagabonde à travers rues et carrefours, si ce n'est truands, larrons ou
esprits diaboliques.

Et incontinent, l'homme est conduit en prison. Le lendemain, on l'ammène devant le stettmeister.
- Ton nom, lui demanda ce dernier.
- On me nomme Jehan Boernave.
- Que faisais-tu sur la place, à une heure aussi avancée?
- Je rêvais une oeuvre en l'honneur de Dieu.
- Quelle oeuvre?
-
Jusqu'à présent j'ai été méconnu, et cependant je me sens capable de
grandes choses. Mesurer par une combinaison mécanique la marche du
soleil, celle de la lune et des planètes, tel serait mon plan. En vous
le soumettant, je tente un dernier effort, car je suis las de vivre
misérable et persécuté.

- Comment appelles-tu ton oeuvre?
- Une horloge.
- Son but?
- Je veux qu'elle aprenne à l'homme sa destinée et qu'elle lui rappelle les pas qu'il fait vers la tombe.
-
Eh bien! que ton voeu soit exaucé, maître Jehan. J'accepte ta
proposition, tu vas commencer à l'instant. Si tu réussis, c'est la
gloire, sinon la mort. Veux-tu de l'or?

-
L'or ne paye pas la science; je ne demande qu'une seule faveur, je
l'exige même; je veux que mon nom soit gravé sur une table d'airin, au
milieu du grand frontail de la cathédrale.

- Il sera gravé.
Le
lendemain, Jehan Boernave était à l'ouvrage, et cinq années se
passèrent sans qu'il quittât son travail. Enfin, un beau matin, il va
trouver l'ammeister et lui dit:

" L'horloge est prête.".
On
fixa un jour solennel pour l'inauguration. Le magistrat voulut y
assister lui-même en personne. A l'heure dite, en présence d'une
population ébahie, l'ingénieux mécanisme est mis en mouvement.

L'ont
vit venir les trois mages s'incliner sur la Vierge, pendant que la Mort
frappait l'heure sur un timbre en renversant un sablier; l'on entendit
chanter le coq, pendant que le Christ bénissait ses apôtres et que les
anges faisaient entendre une musique céleste......

Alors
les différentes corporations de la villes vinrent prendre maître Jehan
pour le conduire à un banquet splendide. Sa marche fut un véritable
triomphe. Après le repas, de nombreux toasts furent portés et, sous
l'emprise du vin de Hongrie, notre héros prit parole et, en s'adressant à
ses amphitryons, il eut l'imprudence de leur dire: " Vous me demandez,
mes maîtres, s'il existe sous le soleil un mathématicien capable
d'éxecuter un travail plus merveilleux que celui que je viens de
terminer? Il en est un seul sur terre.

- Ou est-il donc?
- Devant vous.".
Aveu
fatal. Aussitôt il se fit dans l'opinion une de ces révolutions
soudaines qui changent l'admiration en courroux et la bienveillance en
haine.

Un astrologue de Mayence, grand ennemi de Jehan, dévoré par la jalousie de sa gloire, sut habilement en profiter.
"
Faites bien attention, dit-il, en s'adressant à la foule; cet étranger,
que nous avons comblé de largesses, se rira de nous. Avant peu il ira à
Cologne, à Trêves ou ailleurs, et construira une horloge bien supérieur
à la notre. C'est un magicien, un sorcier, un damné, il entretient
commerce avec les esprits infernaux ".

Dans
les têtes du Moyen-Age, de pareilles idées ne fermentent pas longtemps
sans demander une victime. Le lendemain, après un éclatant triomphe,
Jehan Boernave était aveugle. L'envie, la lâche calomnie, la férocité
des moeurs incandescentes de l'époque lui avaient crevé les yeux.

L'horloge
mystérieuse, la table d'airin furent brisées par le peuple, et l'on
entendit plus parler de Jehan. Ainsi, cette soif immense de gloire
aboutit par un malheureux chef-d'oeuvre, à un supplice et à l'oubli. Sic
transit gloria mundi.

Depuis,
un astronome du nom de Dasipodirès a receuilli quelques débris de
l'horloge primitive et a construit une nouvelle machine fort curieuse et
fort compliquée, qui éxiste encore de nos jours.


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Dernière édition par monique le Mar 22 Mar - 1:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Mar 15 Fév - 19:50

La Nymphe du château de Wangenbourg:[



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Jadis,
habitait dans le château de Wangenbourg un seigneur très querelleur et à
la moralité très douteuse. Au retour d'une de ses sorties guerrières
avec ses compagnons d'armes, il vit une jolie jeune femme dans un prés
fleuri. Avec ses marguerites dans les bras elle rayonnait de beauté.

Le seigneur fut pris du désir de la séduire par tout les moyens.
Notre
princesse, en plus d'être belle, avait été bénie à la naissance par une
fée, et tout en elle était merveilleux. De nombreux prétendants avaient
tenté de la séduire, mais étant trop jeune pour le mariage, elle avait
repoussé tous ses prétendants.

Le
seigneur de Wagenbourg lui mis tout en oeuvre afin de conquérir cette
magnifique créature, beauté de la nature. A force d'oeuvré cette
dernière fut conquise par le seigneur et accepta sa demande.

Il lui promit de ne chérir qu'elle, et de ne plus convoiter d'autres coeurs.
Ils
étaient heureux et malgré les sollicitations de la vie d'un seigneur,
il respecta sa promesse. Mais, un jour il retomba dans ses travers et se
mis à convoité d'autres damoiselles, et notre récidiviste reprit son
rythme de vie d'avant.

Notre
princesse en fut fort chagrinée et même désespérée. Elle décida de se
laver de cet affront à la cascade du Nideck, qu'elle conaissait bien.
Mais Wagenbourg est loin du Nideck pour frêle princesse à pied.

En
chemin elle se blessa plusieurs fois sur les branches basses, les
pierres acérées, les ronces. Il lui semblait que les flammes de l'enfer
sortait du sol pour la brûler. La forêt était tellement dense que les
rayons du soleil y passaient à peine.

Lorsqu'elle
arriva, épuisée, morte de fatigue et de tristesse, ses jambes si
fatiguées la malheureuse glissa sur les pierres en haut de la cascade et
tomba dans le vide.

Sa
bonne fée, ayant eu vent de ses malheurs l'avait suivi de près et
arriva à temps pour la rattraper dans sa chute vertigineuse.

La
fée se demanda que faire de cette malheureuse mais sublime princesse
toujours accablé par ces viles hommes. Une idée lumineuse lui vint à
l'esprit et la transforma en Nymphe.


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Depuis
ce jour là les habitnats des environs racontent qu'une ombre blanche
danse sur l'écume de la cascade prévenant les promeneurs d'un orage
proche.
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Mar 15 Fév - 19:50

]La dame blanche de Carspach:


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Il
était une fois une jeune et belle fille qui demeurait dans un château.
Au cours d'une terrible nuit d'orage le château disparut complètement.
Et depuis la demoiselle èrre toutes les nuits dans les bois des
alentours.

Parfois,
elle vient chanter tristement au bord de la fontaine. Puis se tordant
les mains de désespoir, elle s'avance jusqu'au pied de la madone, tombe à
genoux et disparait sous terre en un éclair.



La journée, on peut entendre sa morne plainte: " O éternité, comme tu es longue, comme tu es longue..."
Quelle
grande faute a donc pu commettre cette jeune fille, pour que son
château fût ainsi détruit, pour qu'elle même soit encore condamnée à de
tels tourments? Nul ne sait.

Un
jour, elle apitoya un homme de Hirtzbach qui passait par là et le
conduisit devant la lourde porte de fer d'un souterrain. Là, elle lui
dit d'ouvrir, de pénétrer à l'intérieur, d'y prendre un trésor, sans
craindre les animaux monstrueux qui en assuraient la garde: à lui, ils
ne feraient aucun mal. Mais l'homme pris de panique, s'enfuit aussitôt,
cependant qu'un vent furieux s'élevait. La demoiselle blanche rattrapa
le fugitif et les larmes aux yeux, le supplia de s'emparer du trésor
après quoi elle serait délivrée de la malédiction qui pesait sur elle.
Rien n'y fit. L'homme de plus en plus épouvanté, s'échappa de nouveau.


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Alors,
la malheureuse se lamenta: " Maintenant, je dois attendre encore une
fois que pousse ici un tilleul et que l'on fasse un berceau de son bois.
Seul le premier garcon qui y dormira aura le pouvoir de me délivrer,
quand il atteindra l'âge de trente ans".
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Mar 15 Fév - 19:51

Les nains de la Gorge aux Loups:[/b]



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La
Gorge aux Loups est à une demi lieu au sud de Ferrette. Elle s'enfonce
profondément dans la montagne, entre les rochers de l'Heidenflüe.

Il
y a bien des siècles, un petit peuple de nains habitait là; ils avaient
élu domicile dans d'innombrables petites chambres taillées à même la
roche.

Ils y vivaient par groupe de deux, homme et femme, dans une entente parfaite et leur yeux brillaient comme des étoiles.
Dans
les villages du pays, presque chaque famille avait son petit couple de
nains qui prenait part à ses peines et à ses joies. Les nains
protègeaient les hommes et les hommes se montraient pleins de gratitude
pour leurs petits bienfaiteurs. Les nains portaient de très longs
vêtements qui tombaient jusqu'à terre et cachaient toujours leurs pieds.


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Quelques
jeunes filles ne résistèrent pas à la tentation de savoir comment ces
pieds étaient faits. Un jours, elles montèrent, avant le lever du
soleil, vers la Gorge aux Loups, il y avait à l'entrée, une large
plate-forme rocheuse, elles y répandirent du sable fin.

Quand
les nains, pensaient-elles, iront faire leur promenade matinale, il
faudra bien que leurs pieds laisse des traces dans le sables, elles
finiraient bien par savoir. Et elles se cachèrent dans les taillis pour
les observer.

Aussitôt
que le soleil envoya ses premiers rayons chauds sur les rochers à
l'entrée de la Gorge, les petits hommes et femmes du monde souterrain
deux par deux sortirent en se trémoussant et passèrent selon leurs
coutumes sur la plate-forme rocheuse pour aller au bois.

Alors
les jeunes filles découvrirent qu'ils avaient laissé sur le sable des
traces de pieds de chèvres. Cela les fient rire si fort que les nains
les entendirent; en se retournant ils comprirent la trahison et
rentrèrent tout attristés au fond de la Gorge. Depuis ce temps là ils ne
se sont plus jamais montrés.
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Mar 15 Fév - 19:51

Une école pour les sorcières:[/b]



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Après cette histoire, sans doute commencez-vous à douter. Et si ces sorcières éxistaient vraiment?
Il
existe même une école des sorcières! Pour vous y rendre, rien de plus
facile. Toutefois évitez d'y aller lors des solstices ou des équinoxes,
car ces nuits et ces jours là s'y produisent d'étranges phénomènes et
vous risqueriez, peut-être, de vous voir transformés en chat, en bouc
ou, qui saît en âne.

Alors écoutez bien. Au Nord de Saverne
se trouve un joli village qui se nomme Saint-Jean-les-Saverne. Là, se
situe une magnifique église romane où l'on conserve de superbe
tapisserie qui ont déjà tenté, par le passé, bien des voleurs. Mais ces
tapisseries sont toujours revenues dans ces lieux, et à chaque fois
elles sont encore mieux gardées. Du village une route forestière grimpe
au Mont-Saint-Michel.
Faites bien attention, à un kilomètre environ de Saint-Jean il vous
faut emprunter un chemin sur votre gauche. Vous ne pouvez pas vous
tromper. Il y a d'abord un panonceau qui vous indique le but, puis une
barrière ouverte le jour et fermée la nuit.

Au bout du chemin, vous allez, débouchez sur une chapelle, fort spacieuse, celle du Mont-Saint-Michel.
Regardez bien sur votre droite de la porte latérale du petit
sanctuaire! Vous verrez une sculpture qui reproduit la tête d'un chat!



Vous
êtes en terre de sorcellerie. Il suffit de se rappeler que les
sorcières se changent, avec facilité, en de nombreux animaux, dont le
chat, pour échapper à la vigilance des humains. Il est ainsi arrivé
qu'une sorcière, changée en chat, soit pourchassée par un voisin qui
craignait pour son poulet sur la table. Avec un gourdin, il avait bien
rossé la bête qui s'en est allée en miaulant abominablement. Mais voilà
que le lendemain matin, la meunière, que tout le monde soupçonnait
d'ailleurs de pouvoirs magiques, n'arriva plus à se lever de son lit.
Elle était couverte de bleus, comme si elle avait reçu une correction
mémorable... La nouvelle fit vite le tour du village et plus d'un
villageois fut persuadé que la meunière se transformait, la nuit venue,
en un chat noir rodant partout pour jouer de vilains tours...

Contournez
la chapelle et allez au bout du plateau rocheux. Là, vous marcherez sur
le roc de grès et apercevrez un vaste bassin entièrement taillé dans la
masse. Trois marches permettent de descendre dans cette cuvette appelée
" l'école des Sorcières ". Vous y êtes! Imaginez que certaines nuits,
quand les nuages sont particulièrement bas et noirs, une vingtaine de
ces êtres faméliques est assis-là, sur le bord de la cuvette, les pieds
pendant dans le bassin.


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Au
centre s'active la sorcière qui enseigne. Elle sait bien des choses,
mais la première leçon porte sur la maitrise du vol. Savoir voler sur un
balai n'est pas chose aussi aisée que l'ont croit. C'est donc d'ici,
roc d'envol, que nos sorcières vont faire leur premier essais. Elles
vont chevaucher leur balai, se précipiter dans le vide et... voler
au-dessus de la plaine pour gagner le Bastberg que l'on aperçoit au loin. Regarder dans le précipice donne déjà des sueurs froides.


Mais
vous n'êtes pas au bout de vos surprises! Sous l'école, en fait sous le
rocher, se situe une spacieuse grotte. Bien des détails notés par les
archéologues y signalent une multitude d'aménagements. Ici vivaient
aussi des ermites et d'aucuns pensent même qu'on y adorait des Dieux
Païens, peut-être Mithra! Dans la paroi Nord-Ouest de la grotte, on
découvre une ouverture étroite. C'est " l'Oeil " ou " Trou de la
Sorcières ". Lors des cours d'école, nos sorcières ont appris à passer
par ce trou bien petit comparé à la taille humaine. L'éxercice était
important, car pour pouvoir entrer dans les maisons des hommes, dans les
étables ou les granges, il leur fallait souvent passer par d'étroites
fentes ou des portes à peine entrebaîllées. C'est ici encore que ces
magiciennes confectionnaient leur philtres. Ceux qui rendaient malade ou
amoureux, qui parfois empoisonnaient...



Pour
mettre fin aux méchantes actions de nos sorcières, des femmes et des
hommes pieux ont construit une chapelle sur le haut-lieu.



Depuis, paraît-il, les sorcières ont disparu!
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sissie
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Mer 16 Fév - 6:43

merci pour tous ces renseignements
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Jeu 24 Fév - 21:22

c'est un des lieux mythique de l’Alsace
merci monia
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sissie
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Sam 26 Fév - 5:22

cela donne envie d'aller visiter l'alsace il faudra que je decide mon homme
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   Sam 26 Fév - 6:00

c'est avec plaisir sissie que je te recevrai
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MessageSujet: Re: Legende d'Alsace   

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Legende d'Alsace
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